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04 janvier 2006

Commentaires

malisan

l'adresse d'imagine 2012 ne fonctionne pas, j'ai trouvé la bonne en passant par 2050... il faudrait corriger car je viens de linker les imagine et ton article, merci !

José

Grand merci à toi, Malisan. Et l'adresse est corrigée.

ODINOT

Marseille 19/01/2006

Réflexions d’un citoyen du monde sur l’essentiel

A/ Où sommes-nous ?

Nous nous trouvons sur une planète privilégiée perdue dans un univers hostile fait de roches, de gaz, de particules, et soumis à des températures extrêmes.

Cet univers a-t-il été conçu ou non par un dieu « créateur » ? Personne ne peut apporter à ce sujet de réponse pertinente. Le problème religieux doit donc se cantonner au niveau de la conscience individuelle et non collective.

La vie a envahi la terre ; trois règnes s’y côtoient : l’animal, le végétal, et le minéral.

Mais au cours de ces deux derniers siècles, un animal : l’homme, a pris le contrôle de ces trois règnes, or, visiblement la situation lui échappe, et il ne sait comment gérer cette planète dont il s’est arrogé la propriété.

En voici quelques raisons :

Une trop rapide augmentation de la population, multipliée par six en deux siècles, appelait de profondes transformations sociales, mentales, économiques et d’infrastructures sans communes mesures avec les moyens disponibles et les politiques suivies durant la même période.

En même temps que le nombre de bras augmente les besoins en main d’œuvre diminuent, du fait de la mécanisation, de la robotisation et de la course à la productivité.

Une fraction non négligeable de la population, ne dispose pas de moyens d’existence décents, tandis qu’une infime minorité accumule des richesses de façon démesurée.

L’homme, excelle dans les sciences, et la production, mais il est totalement dépassé aux plans: politique, économique et même philosophique.

Arrêtons là le constat, et donnons-nous comme objectif d’imaginer un type de société ou l’humanité toute entière trouve sa cohésion et gère « en bon père de famille », l’ensemble de la planète.

Le temps presse et nous avons une obligation de résultat.

Notre démarche consiste à dresser un cadre de ce qui nous paraît essentiel pour l’humanité.

B/ Que voulons-nous ?

Cinq questions : essentielles sur lesquelles devraient facilement se rejoindre les six milliards et demi d’hommes vivants, si l’on se donnait la peine de lesconsulter.

Question 1 : Doit-on maintenir l’humanité à l’état d’errance ou l’orienter ?
L’humanité n’est ni gérée, ni dirigée. Où va-t-elle ? Que veut-elle ? On nous annonce pour l’an 2200 une population mondiale dans une fourchette de 3,5 milliards à 44 milliards (Cf. Musée de l’homme). Dans l’une ou l’autre hypothèse il y a des dispositions cruciales à prendre.

Question 2 : Doit on gérer quantitativement la population mondiale ?
Face à une explosion démographique on peut tuer une partie de la population : « une bonne guerre mon bon monsieur ...! » (On sait faire...) Ou limiter les naissances, (on saurait faire).


Question 3 : Doit on garantir le droit à la vie et à la liberté
Des tas de gens mettent en péril collectivement ou individuellement la vie d’autrui pour les motifs les plus divers : soit pour s’emparer de biens, de territoires, imposer leurs idées, leur mode de vie, leur couleur de peau etc...


Question 4 :Est-il souhaitable de garantir les droits fondamentaux individuels et des moyens d’existence minima?
La naissance d’un enfant n’est pas obligatoire (voir limitation des naissances). Mais dès qu’il apparaît, l’enfant fait partie intégrante de l’humanité et devrait bénéficier durant toute sa vie en échange de son travail, des garanties suivantes :soins, sécurité, logement, nourriture, éducation.

Question 5 : Doit-on protéger la planète quel que soit le nombre d’hommes qui y vivent ?
Il revient à chaque génération la responsabilité de préserver le patrimoine commun que constitue la planète. Le problème actuellement très mal résolu pour une humanité de 6.5 milliards d’individus le sera-t-il mieux lorsqu’elle en comptera 44 milliards ?

Si l’on admet que des réponses que l’on entend apporter à ces cinq questions dépend le développement harmonieux, de l’humanité, alors elles appellent cinq réactions à la hauteur des problèmes posés .Il convient évidemment d’imaginer et d’innover en s’abstenant de faire référence aux solutions appliquées à ce jour avec les résultats que l’on sait.

C / Que pouvons nous faire ?

1/ Gérer l’humanité :

11/ Créer un droit contraignant, destiné à protéger les intérêts supérieurs de l’humanité et de l’environnement. - Il prévaut sur toute autre considération : morale, religieuse, philosophique ou ethnique.

111/ Il autorise une gestion numérique de la population par le seul contrôle des naissances, en fonction des ressources globales disponibles sur la planète et du niveau de vie moyen souhaitable. (voir point 2)

112/ Il instaure un droit effectif au travail, assorti de moyens d’existence pour chacun.. (voir point 4)
113/ Il interdit la guerre (en la rendant impossible) ainsi que les autres actions violentes individuelles ou collectives. (voir point 3)

114/ Il impose une amélioration constante de l’état de la planète. ( voir point 5)

12/ Confier la mise en œuvre de ce droit à une autorité démocratique mondiale (Gouvernement mondial) dotée des moyens indispensables : militaires (armée unique) et financiers (monnaie unique).


2 / Contrôler les naissances

Cette action techniquement réalisable se heurte à certaines croyances ou coutumes. S’agissant de l’intérêt supérieur de l’humanité, elle s’impose néanmoins à tous. Il appartient à chaque état de respecter les critères définis en la matière par l’autorité mondiale.
Tout manquement caractérisé par une nation, est considéré comme acte de belligérance et traité comme tel.

3/ Assurer la sécurité collective et individuelle.

31 Sécurité collective
311/ Retirer à tous les chefs d’état le droit et la possibilité de faire la guerre. A cet effet toutes les armées sont placées sous l’autorité du gouvernement mondial. Chaque état fournit et entretient le contingent qui lui est assigné, mais celui-ci est cantonné, 50% sur le territoire national, 50% à l’étranger, afin d’échapper à toute tentative d’utilisation de l’armée nationale par les gouvernements locaux. Chaque état doit donc héberger sur son territoire en contre partie, une quantité équivalente de militaires étrangers.

312/ L’armée mondiale intervient à l’initiative du gouvernement mondial pour régler toute velléité de conflit.
(Prévoir un contrôle efficace du gouvernement mondial pour éviter une dérive dictatoriale)

32/ Sécurité individuelle

321/ Police et gendarmerie disposent également des moyens militaires (non utilisés en permanence), pour leur action de prévention ou de répression.

322/ Les prisons sont supprimées. (Elles n’ont pas prouvé leur efficacité) Toutefois, la société doit se protéger efficacement contre tous ceux qui l’agressent.

323 / Les peines prévues par le code pénal totalement révisé, sont de deux sortes :

3231/ Travaux d’intérêt général pour les premiers délits mineurs, et les délinquants récupérables.

3232/ Amputations physiques graduelles pour les fautes graves et les récidivistes conformément au code pénal révisé, ( à partir d’une phalange d’un doigt) La peine est exécutée en milieu hospitalier spécialisé . Le condamné retrouve ensuite sa place dans la société et conserve son droit au travail, toutefois une période probatoire est exigée durant laquelle le délinquant est doté d’un bracelet électronique. Cette proposition à priori choquante paraît cependant plus humaine, mieux adaptée et plus dissuasive que les solutions actuelles.

324 / Une variante aux propositions ci-dessus consisterait à laisser le choix au condamné entre une peine traditionnelle ( prison), ou une amputation avec remise en liberté immédiate.


4/ Moyens d’existence

Le développement des techniques et plus particulièrement de la robotisation laisse de plus en plus de monde en dehors du circuit traditionnel du travail.

Parallèlement une quantité énorme de taches utiles, ne sont pas accomplies, car elles apparaissent contre-productives

Or, dans le droit de l’humanité figure un droit au travail pour tous.

La solution consiste à concevoir une société à deux vitesses et un financement adapté :

41/ Un circuit traditionnel du travail soumis aux critères habituels de rentabilité. (Sans commentaires)

42/ Un circuit social chargé de procurer un emploi à tous ceux qui n’ont pu s’intégrer ou se maintenir dans le circuit traditionnel, il est financé par la planche à billets mondiale. (Voir § 43).
Les tâches susceptibles d’être réalisées dans ce second circuit sont innombrables, en voici quelques exemples : (surveillance et soins aux personnes âgées, aux enfants, aux infirmes, amélioration du cadre de vie dans un quartier, une ville, un pays, entretien des forêts, reboisement, formation des adultes, lutte contre la désertification, soutien scolaire, actions citoyennes, etc., etc.)

Des critères de rentabilité doivent être pris en compte dans ce second secteur afin que tout salaire versé corresponde à un travail effectif, utile et de qualité. Les négligences sont sanctionnées par une mise à pied temporaire et sans salaire.

Tout travail procurant un pouvoir d’achat, le secteur concurrentiel s’en trouve dynamisé.

Concrètement : les salaires sont plus attractifs dans le premier circuit que dans le second. Chacun trouve néanmoins, un emploi correspondant à ses mérites et motivations et peut passer d’un secteur à l’autre.


43/ Financement du secteur non concurrentiel :
Le gouvernement mondial a la maîtrise de la monnaie unique. Celle-ci ne peut donc s’apprécier ou se déprécier par rapport à aucune autre. Il convient seulement de conserver un équilibre entre le montant global de la monnaie émise et le volume total des biens et services proposés. Cela est rendu possible grâce à un circuit court de la monnaie.

En résumé, le gouvernement mondial édite de la monnaie qui lui permet de payer tous les travailleurs du service non concurrentiel

Une consommation normale s’effectue tout au long de l’année, consommation à laquelle doit s’adapter et répondre le secteur concurrentiel.

En fin d’année les particuliers qui souhaitent épargner, ne peuvent conserver que 10% (par exemple) de leur gain annuel, le reste est annulé.

Chacun étant garanti de percevoir des revenus tout au long de sa vie, la thésaurisation ne s’impose plus, et la discrimination par l’argent disparaît. Seul, le train de vie distingue les plus productifs, et les plus créatifs. On peut envisager qu’une grille des rémunérations impose qu’aucun homme ne puisse percevoir un salaire ou revenu supérieur, par exemple, à 100 fois le salaire minimum. La motivation reste cependant suffisante pour que le génie humain continue de s’affirmer.

Le montant des retraites est indexé sur le salaire moyen perçu au cours de la vie active.

La mendicité est interdite sauf éventuellement pour raison spirituelle (voir droit au travail)

Les handicapés perçoivent le salaire minimum s’ils ne peuvent travailler.

5/ Environnement

Actuellement, la protection de l’environnement grève les prix de production, on fait donc semblant de prendre en compte ce problème, mais en réalité, il est largement marginalisé.

Le droit au travail et la monnaie unique permettent de traiter cette question au fond, et d’inverser la tendance à la dégradation. De très grands travaux peuvent être entrepris tels que reconstitution des forêts tropicales, arrêt de la désertification, reconquête progressive des déserts, recyclage systématique des matières premières, dépollution des sites, amélioration des paysages urbains, etc.


C/ Utopie ou non ?

A priori, tout ceci procède du rêve et ne peut être suivi d’effet.

Avant de se prononcer il serait bon, sous l’autorité de l’ONU, que chacune de ces suggestions soit soumise respectivement à des groupes de philosophes, de scientifiques, d’économistes, et de politiques d’horizons différents, en leur demandant :

D’en faire une critique comparative et constructive par rapport à la situation actuelle

De vérifier leur cohérence et leur faisabilité

En cas d’adhésion significative à ces principes, il leur appartient également d’échafauder un calendrier sur une cinquantaine d’années pour la préparation et la mise en œuvre toujours sous l’égide de l’ONU.

Mais là encore nous sommes en pleine utopie, car :

L’ONU ne peut être mandatée que par des gouvernements

Or, aucun gouvernement ne cautionnera, une future amputation de ses prérogatives sur les deux pôles du pouvoir que sont l’armée et la monnaie.

Si une action doit se dessiner, pacifiquement elle ne peut démarrer que de la base, organisée en associations : locales, nationales, internationales. Il est certain qu’un foisonnement d’idées peut en sortir via internet prouvant que d’autres choix sont possibles essentiels et urgents.

Lorsque les médias s’empareront à leur tour du sujet, les responsables politiques aiguillonnés par leur base seront enfin contraints de s’occuper des vrais problèmes de l’humanité.

Michel Odinot tel : O4 91 41 51 85
odinot.michel@neuf.fr

PS : Le contenu de ce texte peut, sans autre accord, être amélioré et utilisé par tous ceux qui s’intéressent au sujet et souhaitent le prendre à leur compte.


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