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25 mai 2005

Commentaires

François

Sur la forme :
Les gens que tu cites ne représentent, à eux tous, que quelques dizaines de milliers d'adhérents à des partis politiques. Ils ne sont en aucun cas représentatifs des 15 millions de personnes qui s'apprêtent à voter non. En gros, il te manque les arguments de 14 millions d'entre eux, soit 93%.
Sans viser à "l'objectivité", il m'aurait semblé honnête, avant cet exercice, d'informer tes lecteurs de ta position favorable au "oui", plutôt que de se livrer à une pseudo-présentation des arguments du non.
Ceci est donc "les arguments du non vus par un partisan du oui".
Et fatalement, ça change tout très vite.
Enfin, je redis que tu as absolument le droit de penser et voter ce que tu veux, mais je trouve indignes d'un réel débat, ces méthodes qui consistent à dire :
- "les autres disent ceci", en déformant outrageusement leurs propos. Je pense qu'on peut ne pas être d'accord mais rester honnête.
- et expliquer ensuite, pourquoi ils disent ceci (en déformant outrageusement ces raisons).

Jo

T'as lu jusqu'au bout ou tu t'es endormi comme moi en écrivant le post ?

Je suis ravi que le FN, Villiers, Dupont-Aignant, la moitié du PS, Chevènement, le PC, LO, la LCR, Attac ne soient, “en aucun cas représentatifs des 15 millions de personnes qui s'apprêtent à voter non“. Ils sont en vacances, tes 15 millions ? Ils ont été saisis de stupéfaction ? Ils ont disparu sans laisser de traces ni de tracts ?

Pourrais-tu, si tu les as retrouvés, faire part à l'assemblée des arguments des 93% en question, s'ils sont si différents de ceux évoqués ici ?

Tu as décidé que je vais voter oui, c'est normal puisque je ne lis que le libégaro et que je ne regarde que LCI. En tant que fantasme de François, c'est ce que je devrais donc faire. En tant que moi-même, je crois que tu te mets le doigt dans l'œil.

Maintenant, sur le fond, prouve ce que tu dis. Les titres en gras ne sont pas de moi, les commentaires en casse normale, si. Et je les assume, bien entendu.

MrFab

Vous ne pensez pas que la vraie stupidité de tout ce bins, c'est de faire voter par un référendum un texte qui est tellement dense qu'on peut en tirer des millions d'interprétations possibles ?

Ca en devient presque une affaire de religions, cette histoire de référendum. Je me trompe peut-être, mais ça en devient presque une affaire de religions, du prosélytisme pur et dur, tous ces débats.

François

Sur le fond :
Je suis obligé de ne prendre que des exemples, tellement il y aurait à dire sur chaque ligne.
(Ce qui suit est MON opinion et ne prétend pas résumer les "arguments du non")

Sur les aspects social/libéral :
il y a un peu plus grave et plus important que le nombre de mots : ce texte souhaite une "concurrence non faussée" et la libéralisation maximale des services y compris publics. C'est bien joliment dit, mais ça signifie quoi ? que le soutien de l'Etat à des sources d'énergie renouvelables par exemple (qui sont en concurrence avec celles qui polluent) pourrait être jugé anticonstitutionnel ! et que le juge en serait non pas le peuple, mais la commission, dont on sait qu'elle est tenu par des ultra libéraux, plus proches de Total que du WWF! Je passe sur la mise en concurrence dans l'éducation, les hôpitaux, les retraites, etc. et ses effets désastreux, j'ai pas le temps.

Sur les "conditions objectives de la compétition internationale" (je ne fais aucun commentaire sur l'expression...), le problème n'est évidemment pas que les chinois ou les indiens aient du boulot ! Le problème est qu'une "mise en concurrence non faussée" provoque évidemment un nivellement par le bas, et sans fin ! Les ouvriers chinois et indiens n'ont strictement rien à y gagner ! (et les indiens ont commencé à s'en rendre compte, cf le résultat des dernières élections là-bas). En gros, si une boite a le choix entre du boulot payé 100 et du boulot payé 10. Elle achète à 10 et augmente ses profits, jusqu'à qu'elle trouve quelqu'un qui accepte à 5 puis 4 puis quoi ? on arrête quand ? Le but est évidemment d'amener les indiens à 100 en stabilisant ou réduisant le niveau des profits, pas les européens à 10 !

Sur l'OTAN et la défense, je ne sais pas à quel point tu te rends compte de ce que tu écris.
Je cite "les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires“. Cela est choquant lorsqu’on est pacifiste"
Pas uniquement lorsqu'on est pacifiste !!!ça veut dire qu'un gouvernement qui réduirait ses dépenses militaires (pour favoriser l'éducation ou l'emploi) peut se le voir interdire ! Sauf à prouver qu'il a "augmenté ses capacités" tout en diminuant le budget !!
Concernant , les engagements envers l'OTAN, tu dis "je ne vois pas bien comment on aurait pu écrire ça autrement". Tu fais exprès là, non ?
On aurait pu ne pas l'écrire !!! ne pas le graver dans le marbre d'une constitution. Merde, même De Gaulle doit se retourner dans sa tombe !

Quand à "Ci vis pacem, para bellum", faut-il rire ou pleurer ? je pense que tout personne mesurera la portée de cette locution latine, quand on sait avec quelle délicatesse on construit une "Pax Romana" (ou aujourd'hui, une pax americana".

François

Bon je suis fatigué, je botte en touche. Voilà un autre des 14 millions, qui ne sont pas "en vacances", mais, je suis désolé, n'ont pas le droit à l'antenne. :
http://www.20six.fr/Charlie/weblogCategory/38nmfcrprkrf

François

Totalement OK, avec toi, Mr Fab ; d'ailleurs,pour cette raison là, entre autres,que moi, je ne vote pas. Et je le dis. Et si j'étais obligé de choisir, ce serait clairement non, et je le dis et je l'assume.
Jo, sans vouloir révéler ta vie privée, j'en sais largement assez pour savoir que, si finalement tu ne vas pas voter, c'est simplement que tu n'as pas pu faire de procuration à quelqu'un qui participe activement à la campagne pour le oui. Je continue ou pas ? Encore une fois, tu as le droit de pencher pour le oui, et je ne te le reproche pas. Ce sont ces méthodes de propagande que je trouve irrespectueuses.

Bon concernant le texte "d'un des 14 millions de sans voix", les liens ne marchant pas, le voici :

Tuer la logique pour tuer la démocratie
Ils veulent un Parlement européen qui n’aura pas le droit de proposer des lois – mais ils sont « démocrates ». Ils approuvent un texte qui, par la règle de la double unanimité, ne pourra, de fait, jamais être révisé ni amendé, un texte immobile et inchangeable pour les générations futures – mais c’est parce qu’ils sont « contre l’immobilisme », parce qu’ils désirent « avancer », et qu’ils pensent à « nos enfants ». Ils veulent qu’une commission non élue de vingt-cinq personnes puisse ne tirer aucune conséquence de la pétition d’un million de signataires – mais leur Oui sera « citoyen ». Ils veulent une charte des droits fondamentaux qui ne reconnaît ni le droit au divorce, ni le droit à l’IVG – mais ils sont « pour les droits des femmes ». Ils veulent une Constitution qui contraint les Etats à augmenter leurs budgets militaires, mais c’est parce qu’ils veulent une « Europe de paix » ; ils veulent une défense et une politique étrangère européennes soumises par le canal de l’OTAN au veto de Washington, mais c’est parce qu’ils sont pour une « Europe forte » et « indépendante » ; ils approuvent une Constitution qui ne reconnaît ni le droit à la retraite ni le droit à un revenu minimum européen, mais ils sont « de gauche ».
A les entendre, on croirait que la droite, c’est la gauche, et que hier, c’est demain – pour reprendre les mots de Léo Ferré. A longueur d’ondes et de palabres, au fil des interviews serviles avec des journalistes qui sur dix millions d’années ne poseraient pas une seule question dérangeante, leurs mots vident les mots de tout sens.

Un exemple particulièrement suggestif de cette mise en pièce de la logique la plus élémentaire vient d’être pathétiquement fourni au meeting pour le Oui, le jeudi 19 Mai au Cirque d’Hiver de Paris. François Hollande y a déclaré que si, conformément à ses vœux, la Constitution est adoptée le 29 Mai, il lancera une pétition pour des services publics européens – alors même que cette Constitution stipule dans son article III-166 que les services publics (y compris les transports, l’éducation, la santé) doivent, sauf exception, être soumis à la concurrence, et que c’est la Commission européenne, non élue, qui décidera de ces exceptions. Mais François Hollande veut des services publics forts, et son Oui sera « socialiste ».

« La liberté c’est l’esclavage, l’ignorance c’est la force » sont les slogans du monde totalitaire de 1984 : un tel assassinat du bon sens suppose qu’une absurdité répétée des milliers de fois sur toutes les antennes finit par devenir vraie. Dans le roman d’Orwell, l’acharnement à détruire le sens des mots est aussi une destruction de la liberté : et c’est bien ce à quoi nous assistons aujourd’hui, l’avantage étant que la disparition de la logique permet de dissimuler plus facilement l’abolition de la démocratie, y compris aux yeux des promoteurs mêmes de ce traité : puisque désormais l’incohérence et l’inconséquence abondent, on est devenu tout simplement irresponsable de ce qu’on dit.

Car on ne peut pas se prétendre démocrate et accepter l’article III-167, qui rend anticonstitutionnelle toute aide d’un Etat à une entreprise en difficulté. Si le TCE avait été en vigueur, il aurait ainsi été impossible que les contribuables français sauvent le Crédit Lyonnais de la faillite, comme ils l’ont fait durant la décennie 1990 – et cela dans l’intérêt de toute l’Europe, évitant ainsi l’une de pires paniques bancaires qui se puisse concevoir. Rendre anticonstitutionnelles de telles décisions, c’est refuser aux générations futures le droit de choisir leurs politiques économiques, ainsi que le droit de ne pas subir les conséquences désastreuses des incompétences patronales.

On ne peut pas non plus se prétendre démocrate et approuver l’article III-210 dont les alinéas 2 et 6 interdisent, même en cas d’unanimité du conseil de l’Europe, que l’Union prenne des décisions concernant la rémunération du travail et l’harmonisation des protections sociales : cela revient à nier le droit des générations européennes futures à disposer d’elles-mêmes sur ces points cruciaux.

On ne peut pas sans incohérence se dire démocrate et approuver l’article I-47-4 qui stipule que la Commission non élue peut (et donc aussi qu’elle peut ne pas) faire une proposition de loi si une pétition d’un million d’Européens le demande. Cet article déclare donc que la volonté de 25 personnes non élues vaut plus que la volonté d’un million de citoyens de l’Union : chef d’œuvre d’une conception littéralement aristocratique du pouvoir, qui prend là force constitutionnelle – et même une pétition de 20 ou 50 millions de citoyens ne pourrait rien contre cela, car, selon cet article lui-même, il serait anticonstitutionnel de prétendre modifier cette disposition par voie de pétition, puisque celles-ci ne peuvent concerner que l’application de la Constitution, non son contenu.

Malgré l’acharnement forcené de nos lamentables élites contre le sens des mots, et contre la logique, nombreux sont toutefois celles et ceux qui peuvent encore faire la distinction entre deux verbes. Ainsi Guy Braibant, vice-président de la Convention qui a rédigé la charte des droits fondamentaux (partie II du TCE), qui aujourd’hui déclare publiquement son hésitation à voter Oui au referendum, nous apprend que ladite charte a été modifiée, après les travaux de la Convention, pour être intégrée au TCE : il mentionne notamment la substitution du verbe « pouvoir » au verbe « devoir ». Tout locuteur de la langue française remarquera que seul le second est contraignant juridiquement ; le premier ne formule qu’une suggestion. Il faut être reconnaissant à Guy Braibant (cf. L’Humanité du 21-22 mai, p. 6) d’éclairer ainsi l’étrange article II-112-5, qui nous dit que la charte ne peut pas être invoquée par un justiciable devant les tribunaux, sauf si c’est pour interpréter les actes législatifs d’un Etat qui mettent en œuvre cette charte. Or le même alinéa stipule que les Etats « peuvent » mettre en œuvre cette charte : « peuvent », et non pas « doivent » ; donc les Etats peuvent tout aussi bien ne pas mettre en œuvre cette charte dans leurs législations. Comme si l’expression de « droits fondamentaux » avait encore un sens, dès lors que leur mise en œuvre n’est plus qu’optionnelle, et qu’ils ne peuvent être invoqués devant le juge. Les droits fondamentaux sont fondamentaux, mais plus urgent et plus fondamental encore est de faire croire aux gens que cette prétendue Constitution protège leurs droits, alors que tel n’est pas le cas.

Ce traité est une porte ouverte à tous les arbitraires. Ce traité organise le simulacre d’une démocratie européenne, sans que les chefs de gouvernement ne perdent rien de leurs prérogatives. Ce traité confisque, sur des points essentiels, le droit des générations futures à disposer d’elles-mêmes. Certains, dont je suis, ont littéralement perdu le sommeil depuis qu’ils en ont pris conscience. , dont je suis, ont littéralement perdu le sommeil depuis qu's arbitraires, et ulière à la lecture. deux verbes:tendre lMais, si nous devons nous en inquiéter, nous ne devrions rien voir de surprenant à cette colossale escroquerie intellectuelle.

En effet, avec ce traité, ce sont les hors-la-loi qui font la loi : quelques-uns des dirigeants (Blair, Berlusconi, Aznar) parmi les promoteurs fervents de ce traité – dont pas un mot n’a été écrit sans leur consentement explicite, notamment lors du Sommet de Thessalonique en 2003 – sont ceux-là mêmes qui ont mis en miettes la Charte des Nations Unies interdisant leur guerre prétendue « préventive » contre la fiction des armes de destruction massive en Irak. Chirac, l’ami de cette Constitution, fut aussi selon ses propres mots l’« ami » indéfectible du sanguinaire Eyadema, bourreau du peuple togolais ; Chirac, qui accorde scandaleusement son blanc-seing aux élections truquées du Togo, pendant qu’il roucoule ici son plaidoyer pour la démocratie européenne. Quant à Giscard, rédacteur du traité, il n’est guère besoin de rappeler son soutien sans faille aux tyrans Bokassa et Hassan II.

Ces inqualifiables forfaits, ces complicités odieuses, chacun le sait, se sont toujours constitués au nom du droit suprême : le droit de gagner de l’argent, fût-ce au prix d’un sang innocent. Au demeurant, ceci se trouve énoncé en toute clarté, pour qui sait lire, par l’article I-131, qui constitutionnalise ce fanatisme de club en stipulant que les « mesures » prises par un Etat européen « en cas de guerre ou de tension internationale grave constituant un risque de guerre » ne doivent pas affecter « le fonctionnement du marché intérieur ».

Oui, la vie humaine ne vaut que pour autant qu’elle ne fait pas entrave aux affaires : ce principe a guidé nos gouvernants dans nombre de leurs décisions de politique étrangère ; pourquoi se priveraient-ils de le mettre en œuvre dans la politique intérieure de l’Union ? Tant de servilité du côté des médias et des partis sociaux-démocrates est là pour leur garantir qu’ils rencontreront le minimum d’obstacles sur ce chemin désolant.

L’incohérence fondamentale est bien là : croire que ceux qui, hors d’Europe, ont tant œuvré à l’assassinat du droit et de la démocratie pourraient être d’authentiques démocrates à l’intérieur de l’Europe. Certes, ils sont démocrates, mais seulement dans la mesure où les institutions et surtout la vigilance des populations européennes les y contraignent. Et c’est exactement ce qui est en train de se passer : les Françaises et les Français vont empêcher l’adoption de cette Constitution scélérate, car eux n’ont pas troqué leur logique et leur bon sens contre une machine à calculer les profits.

François Athané

Professeur agrégé de philosophie

Editeur chez Syllepse

charlie

> "Les arguments en faveur du NON correspondent à plusieurs sensibilités, incompatibles par essence"...
Le post sur les arguments du "oui" commencera-t-il de la même façon ? Car cette présentation n'est pas neutre, elle est utilisée par les "oui" depuis le début de la campagne pour discréditer les "non". Si l'inverse est vrai, j'en déduit que les sensibilités du "oui" sont compatibles, et ce n'est pas la peine de me traiter de poujadistes (ou de populistes, ou de fasciste, ou de kangourou).

>"la Constitution, c’est la fin des Etats-Nations".
Même cet argument là n'est pas le "replis identitaire" lepéniste pour tout le monde : pour certains (notamment certains chez chevènement), il s'agit de dire qu'on ne renonce pas à une souveraineté (qui implique des institutions démocratiques) au profit d'une europe sans contrôle populaire.

>"la Constitution, pétrie d’idéologie libérale, n’est pas assez sociale".
"récuser sans nuances les plombiers polonais, les maçons turcs, les centres d’appels marocains, les informaticiens indiens et les ouvriers du textile chinois au prétexte qu’il volent “notre“ travail ramène cette critique de “gauche“, au mieux, au sketche du boulanger de Fernand Reynaud et , au pire, aux opinions les plus exécrables reprochées à l’extrême-droite".
Assimiler les critiques anti-libérale à du racisme, c'est au mieux de la mauvaise foi, au pire, de la bêtise. En quoi est-il raciste de vouloir une europe plus sociale pour tous ? Non seulement tu n'est pas objectif, mais tu fais sur ce coup preuve de malhonneteté intellectuelle.
En plus, je ne vois pas bien ce que viennent faire les turcs, les marocains, les indiens et les chinois dans cette histoire, puisqu'ils ne sont pas ressortissants des 25.

>"la Constitution est un piège, non révisable".
"En gros, le processus de révision du texte Constitutionnel européen est le même".
Comme tu as expliqué le contraire de ta conclusion juste avant, je ne crois pas nécessaire d'en rajouter...

>"la Constitution inféode l’Europe aux Etats-Unis, via l’Otan"
Arguments pour défendre les dispositions relatives à la politique de défense éblouissants : ben on pouvait pas faire autre chose (ah ?), comme les autres on des armes nous aussi (avec ce genre de logique, le désarmement - notamment nucléaire - n'est pas pour demain) et enfin, de toute façon si on vote "non" c'est pareil.
C'est beau comme du jospin...

>"L’Europe projetée ne répond pas aux “à de nouvelles attentes“ des peuples"
"Mais est-ce son rôle de définir le contenu des politiques ?"
Si j'ai tout suivi, il est normal que la constitution définisse le contenu des politiques économiques, monétaires et de défense, mais pas des politiques sociales et écologiques ? Hem... si je dis que je trouve ça bien trop libéral à mon goût (les fonctions régaliennes de l'Etat, ça vous dit quelque chose ?), je me fais traiter de raciste à quel moment ?

>"la Constitution n’est pas une construction démocratique"
"Que, finalement, le OUI ou le NON à cette Constitution venue “d'en-haut“ l’emporte en France ce dimanche, c’est bien ce point qui pose problème, durablement"
C'est curieux, je suis assez d'accord avec la première partie, mais je ne comprends pas bien la dernière phrase. Qu'est ce qui pose problème durablement ? Si c'est le caractère non démocratique de la constitution, alors quoi ? on vote quand même oui ?

Jo

Merci de ce flot ininterrompu de commentaires fournis et intéressants. Ils arrivent à pied, à cheval, en voiture. J'y répondrai un peu plus tard, il fait trop chaud et la piscine est à 27° (au soleil, Monsieur grand con).

François -> bien que très con moi-même, il ne m'avait pas échappé que prétendre faire une procuration à une citoyenne japonaise relevait de la fiction ou de l'humour.

Donc restent trois solutions : une procuration à un citoyen français -j'en connais encore quelques-uns- ; faire mille bornes pour voter -je l'ai déjà fait-, soit m'abstenir, purement et simplement. Nous verrons ça plus tard.

Charlie -> sur un point seulement : le NON de Le Pen est-il compatible avec celui d'Attac, etc ? On peut répondre par oui ou par non. Ou couper les chevènement en 4 et dire que c'est pas neutre de dire ça. Ça ne discrédite personne de le constater et de le dire, ça décrit une situation et des rapports de force. Point. Je reformule donc, en n'utilisant pas le mot de Jospin “compatible“ : Oui ou non, tous les courants pro NON sont-ils globalement d'accord entre eux sur une même vision de la Constitution européenne et de l'Europe : ma réponse est NON.

Et je complète -sans ajouter si je trouve ça bien ou mal, c'est pas le problème, on s'en fout- : tous les courants pro OUI, eux, sont “globalement“ d'accord sur une même vision de l'Europe et de sa Constitution qu'ils ont écrite ensemble... Ça ne valide pas le OUI, ça n'invalide pas le NON de le constater.

MrFab

Ca nargue grave chez Jo :) Raaaah la piscine...

Jo

Ouais, en même temps, faut pas rêver... Les carreleurs avaient laissé, juste devant la piscine, deux cent cinquante à trois cents pièces de carrelage super lourdes que je viens de me trimballer sur cent mètres. Ça vaut la natation pour les muscles et le bronzage, mais y a mieux pour la sieste et le dos.

François

Dans la famille, les arguments qui te manquent, des 93% qui te manquent, il y a encore lui :
http://www.ineditspourlenon.com/
(la suite de l'histoire est également édifiante)
Stop ou encore ?
(parce qu'il y en a encore 13 999 996, là, alors je me disais que bon... rapport à ton résumé explicatif, ce serait p'tet galère.)

Jo

Vas-y avec parcimonie, petit, tandis que je remplis la tonne (pas d'arguments pour le oui) pour arroser nos premières salades...

François

Tu peux choisir entre m'appeler "petit" et "gros con", stp ? j'ai un peu de mal à m'y retrouver...
nan, ça va, je déconne...
Bon celà dit, pendant que tu prépares ta "compil du oui", le CSA s'est faché hier because les temps de parole sont encore à 57% sur oui et seulement 43% au non. (mais bon, il s'est juste faché, hein, les medias peuvent continuer à faire leur propagande peinards, je te rassure). Alors je me disais que je ne reconnaitrais personnellement la victoire du oui (qui à défaut d'avoir ma préférence, a la faveur de mon pronostic), qu'à partir de 57% plus une voix. Voilà. (je me fais mes petits jeux tout seul, puisque comme je n'ai pas à me demander ce que je vote dimanche, il faut bien que je m'invente qulques enjeux dans cette jolie farce)

MrFab

"Les carreleurs avaient laissé, juste devant la piscine, deux cent cinquante à trois cents pièces de carrelage super lourdes que je viens de me trimballer sur cent mètres."
Le réconfort et la récompense après l'effort... encore mieux :D

François

Rappel: (3h35 PM) "J'y répondrai un peu plus tard, il fait trop chaud et la piscine est à 27°"

euh... tu réponds ou tu fais comme les autres ouiouistes... à croire que vous avez tous une piscine...

Nan, moi je dis ça, je m'en fous, hein, c'est juste pour savoir si je peux éteindre la bécane.

Allez tiens, en voilà un autre qui manque à ton résumé en attendant :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-649409,0.html

Et puis ça t'évitera de nous sortir demain, dans les arguments pour le oui, le sempiternel "ah ben ok, c'est nul, mais c'est pas renégociable".
Ben si.
(à noter au passage que ce très chouette texte est co-signé par Oskar Lafontaine, ancien misitre des finances allemand (Socdem).
C'est marrant parce qu'un moment, on a eu l'impression qu'il n'y avait plus que Schröder comme allemand...

MrFab

Jo fait des bubulles dans la piscine :)

François

Rahhh merde alors, à cette heure là ? faudrait pas qu'il se soit noyé, déjà qu'il n'y a plus des masses de oui-ouistes ! Non, à 11h25, il était chez Pouic. Il est forcément pas loin... je retourne me planquer en embuscade. le premier qui le voit clique 3 coups... Chhht.

François

Non, ça y est, j'ai compris ! il est en train d'écrire son post pour les arguments sur le oui.
Du coup, il cherche, il cherche, il cherche...
Rahhh, te fatique pas, Jo, ce bon Jacques a tout bien dit tout à l'heure dans la boite à con. Y a qu'à recopier. Tiens, je t'aide un peu : http://news.tf1.fr/news/
(Il faut que vous le fassiez parler plus celui là, parce que son temps de parole n'est pas compté par le CSA. C'est comme ça. Officiellement, il n'est pas du tout en campagne pour le oui. très bien.)
Ah, puis y a eux aussi : http://www.parti-socialiste.fr/
(évidemment comment ai-je pu les oublier ?) J'aime beaucoup la phrase qu'ils ont choisis de Hollande : "cette fois, il n'y aura pas de second tour".
Comme si les gens s'étaient plantés au premier, la dernière fois. Les mecs n'ont toujours pas compris que c'était pas une erreur... je rêve... mais cassez-vous ! comment faut vous le dire ? on veut plus vous voir, y du taff, tirez vous de là, faites de la place ! Faut pas rester ici, Messieurs, c'est pas possible !
Là.
Bon qu'est-ce que je disais ? ah oui, le site du PS. Ben faut croire qu'ils connaissent pas Firefox là-dedans, parce que ça passe pas super leur code. mais bon ils ont raison après tout. On est jamais que 2 ou 3 millions en France... et ça m'étonnerait que beaucoup votent pour eux...

MrFab

François on fire :)

Jo

Bon, désolé de ce retard, mais les carrelages étaient vraiment très lourds. J'étais crevé hier soir... Voila, c'est fait, vous pouvez passer à l'attaque !

François

"vous pouvez passer à l'attaque"...
Ben sans façon ,non. Je ne suis pas là pour remettre en question tes arguments pour le oui. ça te regarde et je pense de toutes façons que leur platitude et leur incohérence parle d'elle-même. Je souhaitais simplement éviter que tu déformes ceux pour le non, et que si tu décidais de le faire quand même, ce qui est le cas, tu veuilles bien informer préalablement tes lecteurs de ta préférence pour le oui.
ça me semble important dans la mesure où il y a beaucoup de monde sur Internet et que des lecteurs non avertis pourraient croire que ce sont effectivement les arguments du non. Je passe sur les journalistes, qui débarquant ici, et lisant ton texte diraient ensuite : "les "pro-nons" racontent vraiment n'importe quoi, on trouve des fausses infos sur Internet, et tout le train-train habituel.".
Simple question de déontologie.
Un internaute de 10 ans le ferait...

damien

Bonjour

Sur la question de la démocratie, un p'tit livre facile à lire et à comprendre : "pourquoi je suis moyennement démocrate" de Vladimir Volkoff

L'auteur y expose assez brillamment les limites de la démocratie au rang desquelles on trouve :
- l’incapacité de la majorité des citoyens à se prononcer sur les questions posées
- le culte de l’égalité aux dépends du mérite, bridant ainsi l’esprit d’entreprise

Mais attention, il n’est pas question de renier les mérites de la démocratie, simplement de souligner certaines dérives …

Jo

Bonjour Damien,

Merci du tuyau. Je vais lire ce livre, mais avec des pincettes.

Car sais-tu qui est Vladimir Volkoff ? Un bon écrivain, certes, couronné par l'Académie française, un bon écrivain de droite, même, voire... Pour info, tu veux lire sa “Prière à Jeanne d'Arc“, prononcée le 8 mai dernier, à l'issue d'un défilé “traditionnel“ :
http://forum.subversiv.com/index.php?id=44471

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