26 juin 2008

Ça va se terminer comme se terminent en général les révolutions blanches

Ortf Retour de Dieusneyland, Sarko a vu la lumière et rétablit l'Ancien Testament, je veux dire l'ORTF. Alain Peyrefitte, sors de ce corps !

Sérieusement, ce gouvernement de Restauration, de Contre-Réforme, de Réaction, va droit dans le mur. Avec une fringale et un entrain qui seraient pittoresques s'ils n'étaient pas aussi malfaisants.

Que des ajustements rigoureux soient nécessaires, au vu de l'évolution démographique, de la compétition internationale, du mauvais état de l'économie, de l'endettement de l'Etat et des collectivités territoriales, de la décrépitude des services publics, de l'état des mœurs, nul ne le nie.

Que cela se double de l'asservissement à un libéralisme économique en quasi-faillite, du démantèlement gourmand des services publics, de la réduction sans compensation et sans perspective des prestations sociales, c'est une faute.

Que cela se triple de vrais cadeaux aux copains et aux coquins, détournés du bien public, pendant qu'on paie ceux qui sont dans la difficulté de mots creux, c'est inadmissible.

Que cela se quadruple, en politique étrangère, par l'alignement sur les errements d'un Empire en déclin, c'est stupide.

Qu'à cela s'ajoutent les dénis de démocratie ici et là, la mainmise sur les médias publics et la mise en place du contrôle de l'information, sur tous les medias y compris le net, c'est trop.

Ça ne va pas durer, ça ne peut pas durer. Ça va se terminer comme se terminent en général les révolutions blanches. Il est minuit moins une.

23 juin 2008

Un jeune homme juif...

Un jeune homme de 17 ans se fait salement et, évidemment, indûment, tabasser dans le XIXe arrondisement.

Préalablement à toute enquête sérieuse, voila, d'une part, le jeune homme consubstantiellment réduit à son appartenance religieuse et, d'autre part, l'enchaînement des causes du délit parfaitement verrouillé.

Aussitôt, les médias s'emparent de l'affaire et la jugent sans précaution oratoire : le jeune homme devient, ipso-facto, “un jeune juif“. En d'autres circonstances, il eût été “jeune beur“, “jeune noir“. Mais jamais, ô grand jamais, bien sûr, “jeune catholique“, "jeune protestant“ ou “jeune athée“.

Il ne s'agit pas ici de nier l'existence de tensions inter-religieuses ou inter-raciales, mais de n'être pas complice ou porteur de leur aggravation en adoptant, sans réflexion, un langage qui est tout sauf neutre, en confondant la cause réelle ou fantasmée d'une agression avec la “nature“ soit-disant profonde de l'agressé : le jeune homme en question est d'abord un sujet, un homme, avant d'être un objet de lutte religieuse.

Tant qu'on ne remettra pas les choses dans cet ordre, la République une et indivisible est mal barrée.

17 juin 2008

Allo l'alter ?

CabougeRencontre, la semaine dernière, de Ségolène Royal et de quelques blogueurs.

Il y a notamment été question du tiers secteur (celui de l'économie associative et solidaire -associations, mutuelles, coopératives, scops-, qui emploie plus d'1,2 millions de salariés et réalise plus de 3 milliards d'Euros de chiffre d'affaires).

Lire ici le compte-rendu brouillon, animé et amusant de Casabaldi, l'“alter de service“ comme il le dit lui-même (à gauche sur la photo, ailleurs en vrai).

PS : Pour ceux que ça intéresse, une pétition circule en ce moment, adressée au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et à la commissaire européenne pour la concurrence, Neelie Kroes.

Cette pétition s’inscrit dans le cadre des plaintes actuellement instruites au niveau européen contre des coopératives au motif de prétendues aides d’État et pratiques anticoncurrentielles.

Le texte de la pétition précise : “Toute décision de la Commission qui donnerait l’impression de prendre parti pour l’entreprise à capital privé pourrait ne pas se limiter à ébranler quelques grandes coopératives mais présenterait un risque pour tout le système coopératif dans tous les secteurs économiques de l’UE.

“Le message qu’on veut nous faire entendre serait-il que nos ‘valeurs et principes de coopératives’ sont sans portée ni mérite? Aujourd’hui, 263.000 entreprises coopératives offrent des services à leurs 160 millions de membres (1 citoyen sur 3 de l’UE). Elles contribuent ainsi activement aux objectifs économiques et sociaux de l’Union européenne.

“Les coopératives ne veulent pas de privilèges; elles veulent une égalité de concurrence, sur un marché ouvert, qui reconnaît leur «différence coopérative». Pour signer, c'est ici.

16 juin 2008

Eloge de l'ailleurs

Crise alimentaire, crise des matières premières, crise financière, enjeux environnementaux, évolution des institutions européennes, de la démocratie réelle, des services publics, des services sociaux, ... 

A voir comment la plupart des organisations internationales, des Etats, des collectivités territoriales, montrent chaque jour leur infinie capacité à gérer les affaires du monde ou les affaires locales, leur sens de l'écoute, leur générosité, leur sens de l'anticipation, leur faculté à reconnaitre leurs erreurs et à en tirer les conséquences, leur désir de se réformer, leur modestie, leur honnêteté, leur transparence, leur ouverture intellectuelle, etc, on se demande s'il y a encore quelque chose à espérer et à construire avec elles.

Dès lors, que faire ? Il y a cinq possibilités :

1- être indifférent, leur laisser exercer lamentablement leur pauvre pouvoir, avec les conséquences inéluctables que l'on peut imaginer, pour chacun et pour tous,
2- se soumettre à leur dictature,
3- tenter encore et encore de discuter avec des autistes,
4- les affronter, dans un rapport de forces défavorable,
5- construire d'autres mondes -réels ou imaginaires, individuels ou collectifs-, des ailleurs libérés, en les ignorant superbement, en prenant peu à peu une indépendance de fait, les vidant peu à peu de leur substance... Après tout, c'est ce que font déjà les très riches et les malfaisants de toutes expèces (gangs, trafiquants, etc). Pourquoi laisser à ceux-là l'exclusivité de la résistance ?

Jusque là, j'étais tenté par la troisième solution. Mais je commence à fatiguer...

14 juin 2008

Le NON irlandais n'est pas politiquement correct ? Et alors ?

Et allons-y, ça continue, c'est la fête...

Hans-Gert Pöttering, président du Parlement européen regrette que le peuple irlandais ait voté NON à la ratification traité de Lisbonne... Et ajoute aussitôt garder l'espoir que le Traité puisse entrer en vigueur avant les élections européennes de juin 2009 !

D'autres, chez les politiques et dans les médias, tout aussi pressés de s'asseoir sur le suffrage universel quand ça les arrange, coupent les cheveux en quatre : c'est la faute à Mélenchon, c'est un NON de gauche. C'est la faute à Tartempion, c'est un NON de droite.

Pas cohérent ? C'est que le suffrage universel est incohérent. Donc les peuples sont cons (ce qui n'est pas toujours faux :). Donc on se contrefout de leur avis. CQFD.

Mais voila, les choses ne sont pas si simplettes. La réalité, c'est que, comme les français et les néerlandais en 2005, les irlandais viennent d'exprimer un NON de gauche ET un NON de droite.

A droite, on refuse d'abord la supra-nationalité. Ce n'est pas neuf, c'est même une tradition plus que centenaire. D'autres -c'est le cas en Irlande des opposants à l'avortement- refusent, avec plus ou moins de vigueur, toute évolution des mœurs ; d'autres encore, entre peur de l'avenir et égoïsme corporatiste, ont des réflexes de repli sur soi poujadiste.

A gauche, quand on n'a pas oublié la tradition, également séculaire, de l'internationalisme pour retrouver d'anciens réflexes nationalistes, on refuse, pêle-mêle, la mondialisation libérale, la liquidation d'un modèle social conquis de haute lutte, le démantellement des services publics, l'alliance forcée avec des Etats-Unis devenus belliqueux, un cadre institutionnel figé par le Traité, un pouvoir confisqué par des classes dirigeantes et une bureaucratie contestées.

Ensemble, là où ils ont pu s'exprimer librement par le suffrage universel, à l'exception de l'Espagne, le refus de gauche ET celui de droite sont majoritaires. That's reality. Point.

C'est à partir de cette réalité qu'il faut construire. C'est pour les citoyens qu'il faut construire l'Union Européenne. Pas contre eux. Pas à partir d'idéologies et de fantasmes minoritaires.

Avec la crise qui pointe et est partie pour durer, si les dirigeants européens refusent d'entendre cela, s'ils s'entêtent dans l'autisme et la négation du réel, la belle aventure européenne finira mal. Très mal.

L'intelligence est aujourd'hui de le comprendre et d'en tirer les conséquences, plutôt que de mépriser, d'ignorer ou de contourner le problème.

13 juin 2008

Le Traité “rectifié“

288pxflag_of_irelandsvg290pxflag_of_europesvg Ah ben c'est béta ! Les importants croyaient d'être débarrassés de la valetaille en ratifiant leur traité “simplifié“ en loussedé.

Eh ben non ! C'est NON !

En démocratie, au moins formelle, on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux. Le coup du mensonge d'Etat, celui de l'avant-garde éclairée et auto-proclamée n'a pas marché. Une fois de plus. Il serait temps qu'au lieu de finasser, les technocrates et les politiques en tirent les conséquences qu'ils auraient dû en tirer en 2005.

Et maintenant, que faire ? Rassembler des nations, des peuples, autour d'un projet commun, c'est formidable.

Mais un projet, ça n'est pas des centaines pages absconses, illisibles et trompeuses, même si on les qualifie de Traité “simplifié“.

Ça n'est pas l'intégration révérente dans une alliance militaire (l'Otan), cornaquée par un Empire extérieur.

Ça n'est pas l'adoption sans retour d'un système économico-social (le libéralisme de marché) au moment même où il montre ses insuffisances, ses faiblesses et, sans doute, son échec.

L'Union Européenne n'est pas morte aujourd'hui en Irlande, pas plus qu'elle n'était morte, en 2005, en France ou aux Pays-Bas.

Mais elle a tout à gagner en montrant  enfin plus de considération pour les peuples qui disent non plutôt que pour ses technocrates, sa machinerie administrative et ses soi-disant élites qui disent béni-oui-oui.

12 juin 2008

Pauvre Europe, pauvre démocratie !

A écouter ce matin la plupart des éditoriaux radiophoniques sur le référendum irlandais, on est frappé par leur honnêteté intellectuelle.

Ils tournent principalement autour de deux idées : “Etre contre le Traité “simplifié“, c'est être contre l'Europe“, et “1% des européens -les irlandais, qui doivent tout à l'Europe- vont décider seuls de l'avenir de 500 millions d'européens.“

Ce qui n'est évidemment pas précisé, c'est que 99% des européens ont été privés de ce droit ou ont été ignorés dans l'expression de leur suffrage.

Pauvre Europe, pauvre démocratie !

09 juin 2008

Yes, we can ? Oui, c'est court.

Montagenet_968Montagenet_968_2 Montagenet_968_3 Montagenet_968_4 Montagenet_968_5 Montagenet_968_6 Montagenet_968_7 Montagenet_968_8 Montagenet_968_9 12% des soldats américains en Irak et 17% des effectifs présents en Afghanistan sont traités au Prozac, célèbre anti-dépresseur.

Dans le temps, on se servait du bromure pour couper les couilles des militaires. Progrès aidant, on leur coupe aussi la tête.

*

Les irlandais se prononcent cette semaine par référendum sur le “Traité Simplifié“ (long, au total, de centaines de pages d'une prose lumineuse et belle comme l'antique).

A quelques jours de la consultation, ces butors sans goût, ces buveurs de bière ont l'audace de le trouver illisible. Pourvu que ça dure.

*

Barrack Obama est adoré de la majorité des démocrates et des non-américains. Il a l'air si sympathique. Ses idées ? Ses propositions ? Yes, we can. Oui, c'est court.

Pour l'essentiel, en politique étrangère, il est sur la ligne de défense de l'Empire. Rien à espérer.

Pas grave. Au final, s'il tient jusqu'au bout, les américains lui préfèreront une vieille baderne réactionnaire, le républicain McCain, aussi va-t'en-guerre que Dabelyou. Les irakiens, niens et autres afghanistaniens ou chiniens, n'ont qu'à se tenir bien.

*

Le pétrole est au plus haut, les prix agricoles aussi, l'Euro reste fort, la faim monte, l'immobilier baisse, la croissance décroît, le chômage recrute, l'inflation flatule, le pouvoir d'achat chute.  La bourse aussi. Rien à signaler, donc. Tout se passe comme prévu. Sauf la météo.

*

Les socialistes se déchirent les oripeaux d'un libéralisme en faillite. Faute de changer la vie, ils feraient mieux de se changer et de changer de mots. Ce serait toujours moins pire que de singer leurs adversaires.

Bayrou ? Aussi impeccable dans ses imprécations que peccable dans ses propositions. Après celle d'Henri IV, il devrait écrire l'histoire de la poule au pôt (souvent trop cuite) ou celle de Sully Prudhomme (souvent recuite).

Les gauches alternatives ? Si elles ne se branchent pas sur le courant continu, elles vont rester comme elles sont : en panne.

Quoi encore ? Le Grenelle de l'environnement ? Pas vu, pas pris : de la flute, ça nous change du pipeau. TF1 change de véhicule et de bonimenteur : après 20 ans de Solex chauve, une Ferrari blonde. Sûrement plus parfumée, donc moins économe en essence.

Ailleurs ? Quels ailleurs ? Avez-vous noté que ce mot singulier est toujours au pluriel ?

*

Autant dire, au vu de tout ça, qu'en ces temps de blocage, je m'occupe plutôt de fleurs et de travaux de rénovation que de blogage.

05 mai 2008

Sarkozy : demain, c'est son anniversaire et tous les jours c'est notre fête...

Demain, il y aura un an que Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République. Depuis plus d'une semaine, les médias dressent des bilans, généralement peu flatteurs, appuyés par des sondages calamiteux.

J'ai plutôt choisi de republier ci-dessous, sans y toucher un mot, le post écrit le 5 mai 2007, à la veille du second tour.  Je tentais d'y expliquer mon choix entre les deux finalistes : il y aurait pas mal de choses à ajouter, tant l'année fut à la fois frénétique dans la forme et sans surprise sur le fond, mais peu à retrancher, tant il semble que Nicolas Sarkozy s'est appliqué à illustrer la formule de Lampedusa dans Le Guépard : “Il faut que tout change pour que rien ne change.“

On pourra également jeter un œil sur “4 mois d'ère Sarkozy“, 3 posts écrits ici en septembre dernier (la forme, sécurité intérieure et insécurité extérieure, économie).

Dans l’idéal, j’aurais préféré autre chose : quelqu’une ou quelqu’un qui aurait posé des questions de fond et en aurait déduit des réponses de surface, plutôt que l’inverse.

Au lieu de quoi, nous avons été gratifiés de ce spectacle déroutant où nombre de questions fondamentales ont été escamotées, où les candidats, cantonnés –par eux-mêmes, leurs partisans, les médias et leurs auditoires- dans un rôle de “techniciens de surface“, ont posé en nettoyeurs superficiels de la société et de l’Etat, évitant soigneusement les écuries d’Augias, les coins, les recoins et le dessous des meubles.

Mais, après tout, la hauteur de vue est un art difficile, impossible peut-être, quand les temps sont bas de plafond. M’est avis cependant que nous n’en ferons pas longtemps l’économie.

Restent donc deux candidats. Sans aucun doute, dans ce contexte, les meilleurs de leur camp : il n’y a pas de meilleur conservateur que Nicolas Sarkozy ; il n’y a pas de meilleure réformatrice que Ségolène Royal.

Non que l’un ou l’autre soient exceptionnels ou irremplaçables, mais personne n’est survenu pour les concurrencer sur le territoire qu’ils avaient préempté, celui de la rénovation de leur propre famille : ni Michèle Alliot-Marie, ni Dominique de Villepin, ni Laurent Fabius, ni Dominique Strauss-Kahn… Ni François Bayrou, qui voulait former une nouvelle famille sur les décombres des deux autres, en s’appuyant sur ce qu’il avait sous la main, un espace étroit peuplé de faux-frères.

Restent donc deux candidats.

Nicolas Sarkozy, doux aux forts, dur aux faibles

De Nicolas Sarkozy, au-delà du personnage que je ne juge pas, je ne partage ni les choix atlantistes en politique extérieure (qui le place loin de la tradition gaulliste et loin sans doute d’une vision d’avenir pour le monde), ni les choix ultra-libéraux en économie et en politique sociale, ni les choix réactionnaires sur les sujets les plus divers (environnement, inné-acquis, égoïsme de classe, etc).

Le libéralisme qu'il défend relève d’une “mode“ vieille de 30 ans, dont chacun peut mesurer à quel point, si elle a permis la création de richesses, c’est dans un esprit d’égoïsme et d’individualisme forcené.

Il s’agit de donner toujours plus aux riches en dépouillant les pauvres, de tirer toujours plus de lignes de crédit, de prélever toujours plus de ressources naturelles en en privant les générations futures.

Le libéralisme qu’il défend fonctionne au prix de la dévalorisation du travail, de la sur-valorisation du capital, de la sur-consommation des ressources naturelles, de la destruction massive de l’environnement, du lien social, de la solidarité, des services publics et de l’accroissement des inégalités, en France comme ailleurs.

Le modèle sociétal défendu par Nicolas Sarkozy, repose sur l’absence de contraintes en économie et l’usage de la contrainte d’Etat en politique.

C’est cette double identité qui distingue les libéraux “conservateurs“ d’aujourd’hui de la grande tradition libérale “progressiste“ du XIXe siècle.

Quoiqu’il en dise et quelles que soient les flatteries qu’il adresse aux travailleurs-travailleuses, le modèle proposé par Nicolas Sarkozy est doux pour les forts et dur pour les faibles ; il prône la liberté pour les premiers et son aliénation pour les seconds.

Il le fait sans complexes. Avec une gourmandise de pouvoir, un narcissisme et une brutalité d’expression qui augurent mal de son sens du dialogue social et de la démocratie. Nicolas Sarkozy fait peur. D’autant que ses opinions, ses intuitions, ses analyses, sont souvent infondées.

Que sera la politique étrangère de celui qui se flatte d’être appelé “Sarko l’américain“ ? Curieux sobriquet pour qui veut établir un “Ministère de l’immigration et de l’identité nationale“.

Le projet de Nicolas Sarkozy, au total plus ancré dans le XIXe siècle dans le XXIe. dessine un monde ancien plus qu'il n’esquisse une vision d'avenir. A moins que l’avenir ne soit très sombre. Mais dans ce cas, il se passera de mon approbation. Donc, décidément, je ne voterai pas pour lui.

En face, Ségolène Royal, propose des choix très différents...

Lire la suite "Sarkozy : demain, c'est son anniversaire et tous les jours c'est notre fête..." »

27 avril 2008

Donner du cœur à l'Europe

Dclaration_de_robert_schuman En réfléchissant avec un ami sur les symboles que pourrait mettre en avant la prochaine présidence française de l'Union européenne, je re-découvre avec consternation qu'il existe, depuis 1985, chaque 9 mai,  une “Journée de l'Europe“. Elle commémore la déclaration de Robert Schuman, qui a marqué, le 9 mai 1950, le début de la construction européenne. 

Cette “Journée de l'Europe“ donne lieu, dans l'indifférence générale, à quelques déclarations officielles et illuminations de monuments.

Ne serait-il pas opportun de faire de cette journée, ou d'une autre -sur le modèle de la Fête de la Musique-, une véritable fête populaire dans toute l'Union européenne ?

Elle permettrait aux différentes sensibilités, spécialités, couleurs, cultures et talents européens de se rencontrer, de se retrouver, de fraterniser.

Elle aurait pour vocation  d'inviter les peuples à se réapproprier l'idée européenne et de donner du cœur à une entreprise, généreuse à son origine, mais dont les peuples se sentent et, de fait, sont aujourd'hui exclus.

Europe_day_2008_fr

PS - Admirez la tristesse et la pauvreté grahique de l'affiche de la journée de l'Europe 2008. Bandant, non ?

Carnets de nuit

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    Au fil des nuits, des jours, des humeurs et des urgences, vous y trouverez des coups de gueule sans pitié et des coups de chapeau sans frontières.

    Vous y trouverez également des informations peu répandues ou non mises en perspective sur les médias traditionnels, des éléments d’analyse politique, sous-tendus par une conviction simple : ce monde est trop beau pour qu’on accepte, sans sourciller, qu’il se fasse tant de mal.

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