L'information contenue dans le post précédent m'a été envoyée par un responsable socialiste. J'ai cru, de bonne foi, qu'elle était exacte, et je l'ai reproduite sans autre précaution.
A tort, semble-t-il. Je suis sincèrement désolé d'avoir colporté un hoax, une information qui s'avère être fausse.
Et je n'ose imaginer que mon “informateur“ n'était pas sincère ou avait une intention maligne ou manipulatrice...
Merci Daniel, d'avoir signalé qu'il y avait un problème sur cette info.
Merci, Isabelle, d'avoir été, une fois de plus vigilante et d'avoir mentionné, en commentaire, un article du Monde (daté du 11 février) qui m'avait échappé et qui relate l'histoire de ce hoax.
En voici, ci-dessous, la reproduction intégrale. Encore désolé... :(
Le ministère de l'éducation dément toute révision à la baisse de l'accompagnement éducatif
Un courriel circule en milieu enseignant laissant entendre que le
ministère de l'éducation a réduit les moyens alloués à l'accompagnement
éducatif des collégiens de 16 à 18 heures. Le ministère assure avoir
distribué, pour la période de janvier à juin 2008, 650 000 heures
supplémentaires pour les 1 119 collèges concernés.
L'information est fausse, mais elle a du succès. Un courriel circule
depuis le 29 janvier sur Internet en milieu enseignant : anonyme ou
rendu anonyme, il exprime la rancoeur d'un principal de collège du
Rhône classé "Ambition réussite" et auquel l'inspection d'académie
aurait brutalement restreint les moyens alloués à "l'accompagnement
éducatif" des collégiens de 16 à 18 heures. "Cela vient directement du
ministère. C'est identique dans toutes les académies, l'inspecteur
d'académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler",
affirme le texte.
Cet accompagnement éducatif, destiné selon l'expression consacrée
aux "orphelins de 16 heures", est une priorité de Nicolas Sarkozy,
reprise par le ministre de l'éducation, Xavier Darcos. Mis en place
depuis la rentrée 2007, ce dispositif concerne les établissements de
l'éducation prioritaire et doit être généralisé à tous les collèges à
la rentrée 2008. Il est abondamment financé, par attribution d'heures
supplémentaires, transformables en vacations pour rémunérer des
intervenants extérieurs.
Le courriel donne des précisions. Enumérant les activités mises en
place dans le collège (aide aux devoirs, ateliers d'écriture ou de
sciences physiques, club journal, escalade, groupes de soutien en
mathématiques et en français…), il indique que cette offre était bâtie
sur une "enveloppe" de 1 476 heures, dont 398 ont été utilisées en
septembre, octobre et novembre. Or, l'inspecteur d'académie aurait
annoncé le 29 janvier au chef d'établissement qu'il n'aurait plus que
397 heures pour terminer l'année scolaire, l'obligeant ainsi à renoncer
à la plus grande partie de ces activités et le plaçant même dans
l'impossibilité d'honorer certains paiements. D'où la "honte" éprouvée
par le chef d'établissement vis-à-vis des élèves, professeurs, parents
et partenaires extérieurs.
CAFOUILLAGE LOCAL
Renseignements pris, le courriel – au moins à l'origine – est
authentique. Bien que "remanié" et "manipulé" par ceux qui l'ont
diffusé, "il a bien été écrit par un collègue chef d'établissement,
mais dans un contexte purement privé et il circule sans son accord",
indique Isabelle Gouleret, secrétaire académique du SNPDEN (Syndicat
national des personnels de direction de l'éducation nationale). Elle
précise que le chef d'établissement a pu apporter à ce sujet la preuve
de sa bonne foi. Sur le fond, le malentendu s'explique par des tensions
liées à des "ajustements" du dispositif mais, précise-t-elle, "tout est
rentré dans l'ordre depuis".
Interrogé, le cabinet du ministère de l'éducation, Xavier Darcos,
attribue l'incident à un cafouillage local, l'inspecteur d'académie
ayant omis de "faire le point avec son recteur sur les enveloppes
budgétaires" disponibles. Selon le ministère, le recteur, alerté par
les réactions, a adressé le 1er février une note aux chefs
d'établissement concernés "pour leur confirmer que le dispositif était
intégralement financé". Et il en va toujours de même au niveau national
: "Nous avons distribué pour la période de janvier à juin 2008 pour les
1 119 collèges éducation prioritaire 650 000 heures supplémentaires,
c'est plus que suffisant !"
En attendant, le courriel du chef d'établissement mécontent continue
de circuler, dans sa version remaniée. Il contribue à nourrir le
mécontentement des enseignants au moment où certains établissements
sont touchés par des restrictions, réelles celles-ci, de leur dotation
horaire globale (DHG), conséquence des 11.200 postes supprimés à la
prochaine rentrée. Outre qu'il s'agit de l'année scolaire en cours pour
ce qui concerne l'accompagnement éducatif et de l'année prochaine pour
la DHG, les deux "enveloppes" budgétaires sont totalement indépendantes
l'une de l'autre.
lemonde.fr, 11 02 08 - Luc Cédelle
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