Tu vois ou tu vois pas ?
Christine Lagarde voit le “redémarrage économique“ pour 2010. Vu la qualité jusqu'ici avérée de ses lunettes de longue vue, on ne peut qu'être très inquiet.
Tu veux ou tu veux pas ?
L'une des raisons principales de ma méfiance envers le projet de Traité constitutionnel européen de 2005 (adopté depuis par la“représentation“ nationale, au mépris du suffrage universel) était la “constitutionnalisation“ de l'OTAN, qui peut désormais nous conduire, malgré nous, à des aventures guerrières hasardeuses.
Sarkozy tire logiquement la conséquence de son alignement sur les Etats-Unis pour souhaiter que la France réintègre les organes de commandement de l'OTAN -que de Gaulle avait bruyamment quittés au milieu des années 60-.
Le PS, dont la logique reste insondable, après avoir majoritairement soutenu et ratifié le Traité, s'insurge contre les intentions de Sarkozy. Va comprendre...
Tu tombes plus bas ou tu tombes plus bas ?
Le Nikkei a terminé la séance de ce lundi 9 mars à son plus bas niveau de clôture (7.086 points, pour des plus hauts à 30.000 points) en plus de vingt-six ans.
Le CAC 40 (venu de 6.922,33 points, le 4 septembre 2.000 et de 6.168,15, le 1er juin 2007) passe aujourd'hui sous la barre symbolique des 2.500 points (2.491 points à 10 heures du matin), en voie de rejoindre et, sans doute, de dépasser son plus bas du 12 mars 2003 (2.401,15 points).
A partir de ces niveaux et en l'absence de toute bonne nouvelle, bien malin qui pourrait prévoir un point bas. 2.000 ? 1.500 ?
Les petits épargnants qui ont écouté les bons conseils de madame Lagarde il y a un an, leur conseillant de ne pas vendre leurs actions -“tant qu'on n'a pas vendu, on n'a pas perdu“-, quand le CAC 40 était encore à 5.000 points, doivent la bénir tous les jours.
Tu veux plus d'Etat ou moins d'Etat ?
En Asie aussi, le débat “moins d'Etat-plus d'Etat“ bat son plein.
En Inde, les tenants du libéralisme économique conviennent que la mort programmée des Etats était peut-être prématurée et que ces vieilles choses inutiles restent des valeurs-refuges en cas de panne ; notamment parce qu'elles peuvent mobiliser l'argent des contribuables pour sauver la mise du système.
Des voix se font néanmoins entendre de plus en plus fortement pour réclamer une meilleure répartition du pouvoir d'achat entre les 200 à 300 millions d'Indiens vivant à l'occidentale et le milliard restant qui survit avec moins de 30 € par mois.
En Russie ou en Chine, comme dans beaucoup d'autres pays émergents, le débat ne se pose pas de la même manière : l'économie, même convertie au marché et permettant l'ascension d'une nouvelle classe moyenne, est largement restée sous le contrôle des Etats.




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