Hé bé, pardon, eBay
Depuis quelques jours, le désintérêt pour une actualité déprimante, la lassitude du soliloque, le jardinage, les travaux, la préparation de la saison à Montagenet, me tiennent éloigné de ce blog.
Il y a autre chose : j'ai découvert (avec grand retard, j'en conviens) le jeu, les joies et les émotions des ventes aux enchères sur eBay, où je me suis mis en tête d'acquérir, à pas trop cher, quelques éléments de déco et des œuvres d'art. Enfin, s'il s'en trouve.
Je m'amuse donc beaucoup à écumer ce fatras immonde, cette poubelle géante où, pour l'essentiel, des vendeurs tentent de monnayer leur manque de goût, leurs dégoûts et leurs désamours, on trouve, selon l'humeur, en se bouchant le nez ou entre deux crises de rires, quelques perles de talent ou d'humour.
En voici une. Je laisse la parole à l'artiste :
“Nicolas Gimbert est un jeune artiste plasticien parisien. Ses sujets de
prédilection se rattachent à l'art conceptuel. Il utilise toute sortes
de médiums, de la vidéo à la peinture.
Description de l'œuvre : 1 mètre
carré de publicité. Processus mettant en relief une réappropriation de
la consommation de masse et de sa communication.
Récolte de prospectus
depuis plus d'un an reçus chez moi dans ma boîte aux lettres. Plus
d'une centaine de publicités (grandes surfaces, ex : carrefour,
auchan…).
Ensuite je les ai recyclés à l'aide d'un procédé
traditionnel. Cela donne une sorte de monochrome fait dans un espèce de
papier mâché un peu gris dû à l'encre.
On peut voir une certaine
abstraction de ce qu'est la publicité aujourd'hui... Un appel à la
consommation de masse.
Ensuite je l'accole à une toile de jute d'1m x
1m. L'épaisseur du châssis est de 50mm, plus renfort, où viennent
s'ajouter quatre couches de papiers recyclés de 4cm chacune.
J'ai voulu
jouer sur l'ambiguïté que peut apporter le support de la toile, le
châssis par rapport au papier ; la notion de médium et d'ambivalence
entre ces deux supports, permet donc d'interroger le spectateur face à
sa propre conception de la peinture.
Le résultat final a été de mettre
en vente cette toile sur Internet E-Bay, afin d'y réinjecter un pouvoir
d'achat. Pour que la boucle soit bouclée.“
Le prix de départ des enchères de l'œuvre est de 100.000 €. J'hésite à enchérir :)






Ce que j'aime là dedans est la mention de l'épaisseur du châssis.
On a immédiatement confiance, surtout avec les renforts !
Rédigé par:jcm | le 15 avril 2008 à 09:50
Bien venu au club des chasseurs sur Ebay.
Pour ma part je m'intéresse aux cires perdues en art premier. Je peu vous dire que je suis le premiers Sapiens qui en a vue en deux ans, au rythme de minimum cinq visites par semaine, le plus de tous les temps. J'en ai acheté une centaine, alors qu'en quinze ans je n'en ai pas vue autant, et je farfouille dans la broc.
Donc si vous avez un domaine où vous êtes TRÈS pointu, Ebay est encore un régal.
J'y ai découvert des formes insoupçonnables, en plus t'es pas obligé d'acheter mais déjà tu voie.
Ps : une visite c'est au moins deux heures très concentré.
Rédigé par:luluberlu | le 15 avril 2008 à 12:26
J'en connais pas exactement le prix, mais des jolies œuvres d'art il y en a notamment ici : http://www.martli.net/
:o)
AM
Rédigé par:Audrey Malran | le 15 avril 2008 à 15:58
Ah oui, ça c'est super ! Mais le gars aurait un discours hyper pointu sur son oeuvre, il pourrait les vendre ailleurs et ça serait même pas de la blague ! Ca pourrait porter par exemple sur les résultats monochromés de la digestion (manque un adjectif) de la consommation de masse...
Rédigé par:emily | le 16 avril 2008 à 17:33