Le déficit américain se porte bien
Lu dans Le Monde, sous le titre optimiste “Première en six ans, le déficit commercial américain s'est réduit en 2007“ : “Pour la première fois en six ans, la balance commerciale américaine a réduit ses déséquilibres en 2007, s'établissant à 711,6 milliards de dollars (486,5 milliards d'euros). En 2006, le déficit atteignait 758,5 milliards de dollars.“
Il faut relativiser cet optimisme.
Tout d'abord, si le déficit américain s'est effectivement réduit de 6,2% en 2007, il ne fait que retrouver les niveaux de 2005 (717 milliards), loin encore des 617,7 Mds $ de 2004 et des 496,5 Mds $ de 2003 (je me permets de recommander la lecture de ces deux posts en lien, vieux d'un an, mais pas très démodés:).
Il faut noter ensuite que la baisse du déficit commercial US en 2007 n'est pas imputable à une diminution des dépenses des Etats-Unis et, plus largement, du train de vie américain, donc à un effort d'économie ou de vertu.
Pour preuve, la poursuite de la dégradation du commerce avec la Chine (+ 10,2 %, au niveau record de 256,3 milliards de dollars), grande pourvoyeuse de produits de consommation à bas prix allant des jouets au textile, ou à l'électronique grand public. La Chine représente désormais près d'un tiers du déficit commercial US, au grand dam des Américains, qui jugent la monnaie chinoise, le yuan, sous-évaluée.
La baisse du déficit commercial US en 2007 n'est imputable qu'à la baisse du dollar, qui certes renchérit les importations de matières premières et de pétrole, mais facilite grandement les exportations de produits finis à forte valeur ajoutée : “+ 12,2 %, à 1 621,8 milliards de dollars, soit 1 109 milliards
d'euros, tandis que les importations progressaient plus modérément (+
5,9 %, à 2 333,4 milliards de dollars, soit 1 595,7 milliards d'euros).
Les Américains ont exporté plus de fournitures industrielles, plus
d'avions grâce à Boeing, et plus d'automobiles.“
On ajoutera que le montant du déficit commercial des Etats-Unis
représente grosso-modo un tiers du PIB français ou plus que
l'intégralité du PIB australien : en d'autres termes, tous les trois
ans, les Etats-Unis s'endettent auprès du reste du monde de
l'équivalent d'un an de PIB de la France.
Les Etats-Unis ont toujours affirmé que le standard de vie des américains ne se négocie pas. Au vu des récents arbitrages des pays créditeurs (Chine en tête) et de leurs fonds souverains, on peut se demander si le financement de l'endettement cumulé des Etats-Unis et le niveau de vie des américains ne finira pas rapidement par devenir négociable.




Je te raconte en deux mots comment tout çà se résout.
Une connaissance de soixante quinze ans viens d'avoir une charge à régler, elle va vers son assurance vie qui doit lui avoir permis de capitaliser 12 000 €, elle donne l'ordre à sa banque de réaliser et de virer le montant sur son compte courant. elle attendait 12 000 il virèrent 500, et par un prompt effort on lui expliqua que victime des variations boursières elle était. En attendant la suite si peuchère elle peut, faut qu'elle trouve ailleurs son oseille.
Rédigé par: luluberlu | le 13 mars 2008 à 12:43