Alan Greenspan voit-il la sortie de crise pour 2014 ?
Alan Greenspan, le prédécesseur de Ben Bernanke à la présidence de la Réserve Fédérale américaine, a déclaré hier dans le Financial Times que «l'actuelle crise financière aux Etats-Unis va être vraisemblablement jugée comme la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale». «Elle prendra fin quand le prix des biens immobiliers se stabilisera et avec eux le prix des produits financiers adossés à des prêts hypothécaires», a estimé Greenspan, pour qui «cette crise laissera de nombreuses victimes».
Greenspan s'est fait une spécialité de ciseler la forme de ses interventions qui méritent toujours une lecture très attentive et un effort de décryptage : celle-ci indique la durée possible de la crise actuelle. De toute évidence, elle s'inscrit dans un cycle assez long.
Un bref rappel du déroulement de la dernière crise de l'immobilier en Amérique, puis en Europe et en France peut éclairer ses dires : le marché a commencé par cesser de grimper en 1990-91. Puis il s'est tari en 92-93 et le nombre des transactions a baissé jusqu'à la panne, accompagné d'une baisse modérée des prix (environ 10%).
Mi-1993 -on était alors en récession-, les vendeurs les plus pressés (ceux qui avaient besoin d'argent frais, ceux qui étaient endettés, collés...) ont commencé à accepter l'idée de vendre avec une plus-value amoindrie, sans plus-value ou à perte. Ce que voyant, les acheteurs (par crainte ou par malignité) ont jugé urgent d'attendre.
Les prix ont donc continué de baisser jusqu'en 1995-96. Et là, les premiers acheteurs ont commencé à se manifester, en finissant de tirer les prix vers le bas (de 25 à 70% au-dessous de ceux de 1990). C'est alors et alors seulement, que les prix des biens immobiliers se sont stabilisés. Fin 96 et en 97. Puis le marché est reparti à la hausse à partir de 98.
91-96 ou 97 : ça nous fait un cycle de 6 ou 7 ans.
Si l'on suit Alan Greenspan et si les réflexes des acheteurs et des vendeurs de l'immobilier ressemblent à ceux de leurs prédécesseurs, il faut donc s'attendre à ce que la crise actuelle dure jusque vers 2014.
Encore faut-il que le timing de la crise immobilière ne soit pas aggravé par la crise financière et la crise économique qui s'ensuivra.
En écho, Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré hier matin que la crise financière actuelle, «conjoncturelle» [ce qui est soit une erreur de jugement, soit un mensonge pieux], allait «durer assez longtemps» avec «de graves conséquences économiques».




Donc si vertspan dit vraie, la prochaine présidentielle tombe un peu tôt, faudrait revenir au septennat.
les prédictions ne sont que l'infinie derrière la lune que te montre le doigt qui te rentre dans le fion.J'insiste.
Quand a khan, son cancan bien abrité derrière le second salaire de la place me laisse rêveur.
Rédigé par: luluberlu | le 18 mars 2008 à 13:24
Sacré DSK, une crise conjoncturelle qui dure "assez longtemps" et qui a de "graves conséquences économiques", cela n'aurait pas tendance à ressembler à une crise structurelle?
Rédigé par: Beurk | le 20 mars 2008 à 23:28