L'éruption boursière d'août dernier semble loin. Les bourses mondiales ont refait le terrain perdu et battent de nouveaux records.
Pourtant, rien n'est réglé : allez solliciter un emprunt bancaire ces jours-ci, vous vous en rendrez vite compte.
La crise des crédits “subprime“ n'est pas surmontée. Aucune mesure, si ce n'est la récente baisse des taux de la Fed, n'est annoncée pour réguler le marché. Chaque semaine, de nouvelles banques annoncent des provisions exceptionnelles ou des résultats en baisse.
Faute de prêteurs et compte tenu de la méfiance croissante des acheteurs potentiels, le nombre des transactions et les prix de l'immobilier donnent des sérieux signes de faiblesse. Faute également de prêteurs, les entreprises investissent moins.
Ailleurs, tandis que les bruits de bottes agitent le Moyen-orient (Turquie contre kurdes, menaces persistantes sur l'Iran, difficultés occidentales en Afghanistan, chaos en Irak, etc), les pays dont le commerce extérieur est excédentaire délaissent assez naturellement le dollar, accentuant sa baisse tendentielle ( l'Euro tutoie aujourd'hui ses plus hauts à 1,4228 $).
Pendant ce temps, le pétrole bat aujourd'hui un nouveau record en s'inscrivant à plus de 85 $ le baril. Les prix à la consommation suivent une pente plus accentuée que celle indiquée par les indices.
Bref, tous les éléments d'un ralentissement de l'activité, voire d'une crise sévère, sont en place. Ça n'a pas l'air de troubler grand monde.




Absolument d'accord avec votre commentaire : le mal est profond. Allez sur mon site, je n'ai pas la prétention de proposer une ou des solutions, mais d'avoir un autre regard sur la situation ...
Rédigé par: TOURNIER | 15 octobre 2007 at 19:34
88 $ à présent... ça commence à troubler, si si ;-)
Rédigé par: dieudeschats | 17 octobre 2007 at 11:06
88 US$ à cause de la tension provoquée par l'intention turque d'intervenir au Turkistan iraquien.
Petit affolement assez irrationnel des marchés (peu de pétrole transite en fait par l'oléoduc qui traverse cette région).
Ceci tandis que nous menace ce fameux "Peak Oil", cette décroissance dans la découverte de nouveaux gisement d'or noir maintenant bien prouvée : c'est peut-être un sacré trou noir qui nous attend, en comparaison duquel cet assombrissement à 88 US$ nous laissera un souvenir lumineux...
Rédigé par: jcm | 17 octobre 2007 at 13:33
Il nous restera la pic ole ;-p
Rédigé par: dieudeschats | 18 octobre 2007 at 14:27
La prétendue augmentation de pétrole n'est en rien liée à la volonté affichée par les Turcs d'intervenir au Kurdistan (et non au Turkistan, lapsus ô combien révélateur !), comme le démontre le FT de ce jour.
Par ailleurs, en 1987 la situation internationale, tant sur le plan économique que politique, était bien pire qu'aujourd'hui. Mais cela, on se refuse à le croire quand on ne regarde que son tout petit nombril franco-français. Et que croyez-vous qu'il est arrivé dans les années qui ont suivi 1987 ?
Cela étant rappelé, les vrais problèmes, qui n'ont rien à voir avec ces gesticulations on ne peut plus banales et "éternelles", sont devant nous. Et, sur ce plan-là, celui de la prise en compte de la prochaine raréfaction d'un nombre croissant de matières premières, aucun gouvernement ne prépare ses citoyens aux révolutions qui nous attendent.
Rédigé par: Francis | 20 octobre 2007 at 02:28
@dieudeschats : tu as raison, foin du pick oil, vive la picole :)
@jcm et Francis : plus sérieusement, d'accord avec vous : les problèmes sont devant nous.
La hausse du pétrole a des raisons multiples, qui tiennent, sur le court terme, aux soubresauts géopolitiques et, sur une plus longue durée, à l'augmentation impressionnante de la consommation asiatique, à l'insuffisance des capacités de raffinement et, le moment venu (cette année ? Dans 20 ans ?), au peak oil, c'est-à-dire à la décroissance annoncée de la production.
Rédigé par: José | 20 octobre 2007 at 18:48