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15 août 2007

A quoi ressemblera le monde en 2050 ?

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L’Histoire n’est jamais linéaire. Elle réserve toujours des surprises, parfois bonnes, souvent mauvaises. Mais elle est d’abord ce que nous en faisons.

Les enfants nés aujourd’hui auront 43 ans en 2050. C’est demain : il faut 15 ans pour mener à bien un projet comme le TGV, entre la prise de décision politique et l’inauguration de la première liaison, 20 ans pour conduire un projet comme celui du Tunnel sous la Manche, beaucoup plus pour faire évoluer les mentalités.

A quoi ressemblera demain ?

S’il suit son cours actuel -ce qui n'est évidemment pas souhaitable-, on peut, sans être devin, nourrir quelques certitudes et entrevoir quelques mouvements majeurs pour le monde de 2050 :

• L’Asie (Chine, Inde, Indonésie…), par sa démographie, sa croissance économique, sa puissance militaire, sa capacité de recherche, sera devenue le “centre“ du monde, poursuivant un mouvement historique de glissement des centres vers l’Ouest, entamé au début du XXe siècle, avec le passage de relais de l’Europe à l’Amérique du nord.

Petronas • La croissance, à marche forcée, vers le modèle occidental, de la zone asiatique, augmentée de quelques pays d’Amérique Latine comme le Brésil, s’accompagnera d’une destruction systématique de l’environnement (disparition de plus de 50% de la faune et de la flore existantes aujourd'hui) et d’une pollution qui aura aggravé durablement et, sans doute de manière irréparable, les dérèglements climatiques déjà sensibles aujourd'hui. La concentration des populations sur les zones côtières amplifiera les conséquences dramatiques des catastrophes naturelles de tous ordres.

• S’il est probable que nous saurons nourrir l’ensemble de la population du globe, il est également probable que les matières premières, énergétiques ou non, tirées du sol et du sous-sol de la planète, auront été surexploitées, au point d'être épuisées ou en voie d’épuisement rapide, conduisant le monde à des changements brutaux de modèles économiques et à des conflits armés pour le contrôle des matières premières.

• Deux mouvements contradictoires modèleront nos sociétés : le développement de l'individualisme, d'une part, et celui des religions messianiques –la religion musulmane et sans doute, en réaction, la chrétienté-, les nationalismes  -notamment pan-arabe, ou islamique, chinois, hindou, etc- et autres particularismes (régionaux, raciaux, sociaux, communautaristes).

• La montée en puissance de nouvelles nations conduira évidemment à la prolifération d’armes de toutes sortes (atomiques, chimiques, biologiques) et multipliera les occasions de conflits locaux ou régionaux brutaux.

• Des puissances nouvelles, transnationales, auront réduit, l’autorité et la capacité des Etats, transformant le monde en un maelstrom réellement multi-polaire : entreprises multinationales, ONG, groupes d’opposition violente, terrorismes de tous poils, mafias, souvent dotés de forces armées privées, redoutablement équipées, contrôleront de vastes zones où aura disparu toute autorité légale, au sens où nous l'entendons aujourd'hui.

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• Environ 80% de la population, vieillissante, de la planète (en tout 8 à 10 milliards d’hommes), après un vaste mouvement d’émigration des campagnes vers les villes, sera concentrée dans des zones urbaines, n’occupant pas plus de 20% de sa surface habitable de la planète. Ces urbanisations monstrueuses seront un collage de zones verticales, protégées, sécurisées, fortifiées peut-être, réservées aux populations riches, cernées de vastes zones horizontales de misère.

• En l’absence d'instances régulatrices globales, la toute-puissance du marché et l'autonomie d'une sphère financière dévoreuse de profits auront accru les disparités économiques, régionales d’une part, individuelles d’autre part : moins de 20% de la population détiendra plus de 80% des richesses du monde. A l’aisance insolente de quelques-uns s’opposera la pauvreté criante de l’immense majorité.

• Ces disparités économiques, tout comme les changements climatiques, entraîneront le déplacement forcé, l'émigration de centaines de millions de personnes, qui chercheront asile dans les zones les plus sûres, au risque de conflits violents avec les populations des zones d'accueil.

• La résistance aux changements des puissances traditionnelles les conduira à mener des guerres préventives avec les puissances montantes, Etats ou autres et à connaître, en retour, un développement de la violence civile, des guérillas urbaines et des actions terroristes.

• Le concept de démocratie sera battu en brèche par des tenants de régimes forts, territoriaux ou non, certainement militarisés, s’appuyant sur des idéologies fondées sur les religions, les nationalismes, les différences raciales, le besoin de sécurité. Des formes d'organisation sociale, autonomes des Etats et des autres puissances, tenteront de se développer en réseau, principalement hors des centres urbains. Elles s'apparenteront à des mouvements de résistance passive ou active.

• Les intérêts divergeants des pouvoirs traditionnels (Etats, groupes d'Etats ou Etats entre eux) et des pouvoirs nouveaux (énumérés ci-dessus) ralentiront ou empêcheront l'émergence ou le développement d'organisations de régulation, de gouvernements planétaires ou autres instances gardiennes de l'intérêt général. Les institutions internationales actuelles, dévoyées de leurs objectifs premiers pour défendre les intérêts égoïstes des nations les plus puissantes, sans moyens et sans légitimité, perdront en influence.

• Bien sûr, la science aura fait des progrès. Mais ceux-ci, conduits par des intérêts privés plus que publics, seront-ils tournés vers la recherche fondamentale, vers celle du bien commun ou vers la recherche fondamentale du profit immédiat, insouciante de l’intérêt général et de tout humanisme (développement de l'eugénisme, d'organismes génétiquement modifiés, de substances propres à rendre dociles les populations, etc) ?

Voilà ce qu’on peut prévoir à peu près certainement (à cela s’ajoute l’imprévisible, dont on peut espérer qu'il aura meilleure mine).

Mais est-ce ce monde, vers lequel nous allons à coup sûr, si nous ne changeons rien, que nous voulons réellement, pour les plus jeunes d’entre nous et pour les enfants des autres ?

Si oui, ne changeons rien. Si non, il est temps de retrousser nos manches. Et vite.

PS - Ce texte est la réédition amendée d'un post déjà publié ici le 26 décembre 2006. Il se terminait ainsi : “La campagne électorale qui débute mettra-t-elle ces dangers au cœur du débat, montrera-t-elle à quel point les enjeux environnementaux et financiers en sont la clé, leur cherchera-t-elle des solutions ou s'acharnera-t-elle à les maquiller ?“ La réponse est claire, non ?

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Voici les sites qui parlent de A quoi ressemblera le monde en 2050 ?:

Commentaires

Si l'image de sous-titre se veut une représentation de l'humanité de demain (édifice en forme de "H" !) il en manque l'essentiel pour une bonne cohérence avec ton article, José, auquel je suis malheureusement contraint d'adhérer...

Il manque en bas le "magma" de l'humanité épuisée, ruinée, paupérisée, écrasée...

Car tout porte à croire en effet que "la main invisible du marché" alliée à quelques autres organes captateurs et concentrateurs du "meilleur" ne laissera que rogatons à la plupart...

Disposons-nous de statistiques sur l'évolution des surfaces de bidonvilles dans le monde et des populations qui y habitent ?

Prêt à parier qu'il y a croissance de ce côté là...

La politique-fiction partage avec la science-fiction la facilité d'expression de nos angoisses actuelles et l'impossibilité d'imaginer le monde du futur. Je me souviens, avec tendresse, de ce que l'on disait en 1960 de l'an 2000. Je crains de ne plus être là, ou d'avoir perdu ma lucidité, pour juger en 2050 de nos prévisions de 2007 :))

@jmc et Francis : La (re)lecture de ce post n'engage décidément pas à l'optimisme. Néanmoins, et sans vouloir minorer ou revenir sur ce qui j'y ai écrit, il ne faut pas perdre de vue que les projections d'avenir se réalisent rarement telles quelles.

Elles sont, le plus souvent, la projection linéaire des tendances du moment.

Elles ignorent ou négligent l'imprévisible, l'accident, positif ou négatif (l'invention de génie, le conflit guerrier ou la catastrophe naturelle) et l'évolution des mentalités qu'ils peuvent entraîner, sur deux ou trois générations.

Reste que dans les années 60, les futurologues promettaient principalement des évolutions technologiques dont certaines ont été réalisées, d'autres pas (par exemple, les routes intelligentes guidant ou téléguidant les autos) et d'autres sont survenues (à commencer par l'ordinateur individuel et internet) que pas grand monde n'anticipait.

Les anticipations sur lesquelles nous pouvons réfléchir aujourd'hui sont sur un cours et une vitesse différents : la technologie est moins prégnante et les évolutions économiques, sociales ou politiques le sont plus.

Des phénomènes comme, entre autres, celui de la toute-puissance idéologique de la croissance économique, celui de la migration des campagnes vers les villes, celui des changements climatiques ou celui de l'inégalité croissante de la répartition des richesses sont des tendances au long cours, que nos “paquebots“ politiques et sociaux mettront beaucoup de temps à contourner.

Il faut craindre dès lors que l'on se trompe moins à anticiper leurs conséquences qu'à imaginer des technologies futuristes.

Ce qui me désespère, c'est que je verrais ces "projections" plutôt ou plus tôt : 2020 si le temps le permet.

Tout ce qui est écrit là existe déjà... en embryon dans le monde. Et croît.
Le scénario est plus que plausible.
Mais ajoute que jamais l'humanité n'a été si éduquée. ajoute que jamais autant de personnes issues des basses classes -des sans-voix- de la société d'hier n'ont progressé dans l'échelle sociale en l'espace d'une seule à deux génération. elles ont l'éducation des puissants et le souvenir encore vivace de leur condition initiale. Elles peuvent être le moteur d'un autre virage.
Et fait nouveau apparu ces dernières années qui vient encore changer la donne : l'appropriation d'Internet. Jamais cette fraction de la population n'a eu autant de moyens à sa disposition pour exprimer publiquement ce qu'elle pense. Elle ouvre une brèche.
Avec ces nouvelles cartes, le jeu est plus complexe et permet de dessiner d'autres stratégies.

Entièrement d'accord sur le changement de visage de la futurologie, José.

Sur la linéarité des projections par rapport à ce que nous vivons (dans le quotidien de chacun, qui n'intègre pas nécessairement de dimensions internationales ou globales) : c'est probablement le mode de fonctionnement de la plupart.

Il y a en parallèle les projections par rapport à ce que nous savons des tendances qui nous attendent, ou à ce que nous pouvons supposer qu'elles seront (ce qui est fort différent des extrapolations par rapport à notre vie actuelle : il y a un fort investissement intellectuel en plus).

C'est le domaine qu'explore ton texte, José, qui me semble assez éloigné des pensées moyennes du plus grand nombre et souvent pour cause de manque d'informations (et donc de curiosité).

Là j'en viens au changement de donne que tu évoques, Isabelle : si une brèche est ouverte elle me semble très étroite, un tout petit creux dans une immense muraille...

Sa si petite taille m'incite à penser que cette brèche demeure hors jeu : il faudrait l'agrandir considérablement pour qu'elle donne lieu à de nouvelles stratégies véritablement opérationnelles qui amèneraient des changements.

Une illustration ?

Les dernières présidentielles en France : les brèches vite comblées par la simple extrapolation du vécu.

Plus de sécurité, plus de travail (même si l'on sait qu'il est de plus en plus pénible) pour plus d'argent pour un meilleur pouvoir d'achat dans un contexte très linéaire par rapport à celui de la veille.

J'ai fort l'impression que les excavateurs de cette brèche confondent (malheureusement) leurs rêves et la réalité : ils n'ont aujourd'hui quasiment aucun pouvoir d'influencer le monde.

C'est vraiment ce qu'il me semble...

Sur le même sujet, il n'est pas inintéressant de lire "Le rapport de la CIA - Comment sera le monde en 2020 ?" (Laffont - 2005). Ce qu'imagine José n'en est pas très éloigné, à ceci près que José fait des 4 scénarios proposés sa propre synthèse.

Nous avons la chance de vivre en direct une période charnière pour l'humanité... jamais les évènements ne se sont enchainés à une telle vitesse et sur un tel espace (le monde) qu'aujourd'hui.

Les gens peuvent s'informer, comprendre, s'éduquer par l'internet. Certes la désinformation à les mêmes canaux mais des messages comme ceux diffusés sur ce blog aident à trier et à analyser.

Ma petite intuition pour les prochaines décénies. Le monde des sciences en physique n'a plus connu officiellement de grandes découvertes depuis 60 ans. Il est loin Nikolas Tesla. Pourtant des progrès ont été fait, mais tous ne sont pas forcement profitables trop vite.
Pour commencer, l'énergie "libre" disponible gratuitement et pour tous pourrait être une réalité déjà aujourd'hui (L'énergie libre est puisée dans la force de cohésion des atomes. Voir JM Roeder). Lorsque le Pétrole manquera, il sera encore temps de sortir ladite nouvelle technologie qui sauvera le monde, et le nettoiera aussi. Mais en attendant il y a encore beaucoup trop d'argent à faire un peu partout, alors faut pas changer trop vite.
L'énergie disponible partout gratuitement, apaisera les tensions mondiales, rendra obsolètes les notions de pays, de frontières etc.

En face de ça je vois ce qui aurait probablement dû amener le plus de bénéfice à l'humanité,
La nano-technologie, risque de devenir le pire poison que le monde ait connu.
La nano-technologie sera in-vivo, dans les humains mais pas pour les raisons que l'on pourrait espérer.
Chacun aura inhalé des nano-machines, diffusées dans les airco, des vaporisations en altitude, le tabac, etc. Et ces petits modules autonomes se regroupent dans le corps pour former une nano-machine plus complexe. Ce nanobe, ou microbe à l'échelle du nanomètre, séquence ensuite l'adn du porteur. Rien de plus simple enfin que de s'assembler pour former un petit oscillateur qui retransmettra ce code à distance en utilisant le corps pour antenne, comme un émetteur radio. Bon, jusque là, c'est qu'un pas supplémentaire vers le flicage total.

Où les choses se corsent, c'est lorsque l'on comprend que les petits nano-modules peuvent aussi recevoir de l'information, par le même canal que précédemment, et recevoir une programmation simple pour se transformer en ce que l'on veut : petit moteur, protéines synthétiques, rétro-virus synthétique, etc. Il sera simple par ce procédé de "trier" les "malades", et d'appliquer un traitement à distance pour guérir certaines maux. Il existe des particularité de l'adn selon les ethnies, et le nettoyage serait plus facile.
Avec un tel jouet entre les mains, il y aura tôt ou tard des accidents, des dérapages incontrôlés.
En 2007, les nano-machines existent. Les puces qui décodent l'adn aussi. et je pense que certains ont déjà de beaux projets pour l'humanité. Et si un fou nous faisait synthétiser une protéine pour dissoudre la cellulose, l'enveloppe de nos cellules ? Nous nous digèrerions sur place! Mouais, c'est juste un exemple de dérapage pour voir ce que ça pouvait donner.

Bonne journée à tous.

jcm : Patience... Ce n'est que le début. Et je le trouve prometteur. :)
Pour moi, la présidentielle a été une déception, pas un échec. Il y a des stratégies de diffusion à trouver, à développer. Pour élargir la diffusion du net participatif. Pour encourager chacun à s'exprimer, à débattre... Cela me rappelle un commentaire* de julien** sur mon blog qui appelait à la vigilance sur la fracture à craindre entre les très informés, dont le net participatif fait partie et les autres : "Il y a aussi un autre problème inhérent depuis quelques temps. C'est la fracture de la pensée et de la compréhension des choses ou du monde. C'est particulièrement perceptible avec l'election de notre nouveau président. C'était évident lors du référundums sur le Traité Constitutionnel Européen. Il y a d'un côté, ceux qui savent, qui comprennent, qui entendent les réalités du monde et de l'autre, il y a ceux qui n y ont pas accès. Alors attention, a ne pas trop se positionner seulement sur internet ou dans une dynamique fermée. Car plus on s'éloignera de la base, plus dur sera la crise à venir."
Je partage entièrement cet avis. Pour moi, le débat vif qu'il y a sur les blogs, et particulièrement pendant les temps forts de notre société, comme ce fut le cas de la présidentielle, montre les germes d'un possible. Il est très jeune, pas très abouti encore, mais extrêmement créatif et rapide. Il faut l'ouvrir, y faire venir un maximum de personnes. Mais pour les non habitués, le blog est une sorte de taillis touffu où on ne voit pas par quelle porte entrer. c'est l'interface entre ce monde là et l'autre, qu'il faut travailler je pense.
bises

*http://www.eco-echos.com/dotclear/index.php?2007/04/14/192-blogs-wiki-un-cerveau-virtuel
**http://web2ju.net/

Le blog en "taillis touffu" : bien d'accord avec toi, Isabelle !

Et dans "le blog" la part de blogs "politiques" (ou de débat d'idées sur notre civilisation et notre devenir) est très faible.

Cette part n'atteint que des personnes déjà très motivées.

Si nous dressons un panorama des sources d'informations la télé vient probablement en premier loin devant le reste.

Le Net en est une source très riche mais chacun n'y trouve que ce qu'il y cherche, à la différence de la télé qui nous sert un "digest".

La télé est passive, le Net est actif : l'entrée privilégiée (qui touchera tout le monde) dans l'info la plus sensible reste la télé, la radio ou son quotidien préféré.

Par ces voies on reçoit une info qui ne répond a priori pas à ses propres passions ou centres d'intérêt : ce sont donc les voies les meilleures pour véritablement informer avec un large spectre, qui favoriseront le mieux auprès du plus grand nombre "la compréhension des choses ou du monde".

S'il est effectivement important de travailler sur l'interface blogs / grand public il me semble tout aussi indispensable de pousser la presse (toutes les presses sur tous vecteurs) à favoriser une information très fouillée sur "les choses" ou "le monde".

Les "médias passifs" (que l'on reçoit clef en main, prêts à être digérés) ont un rôle énorme et primordial à jouer.

Sur ces médias que l'on ingurgite passivement, nous servent leur lot de fadaises mais constituent des sources parmi les plus consultées : Service minimum au 20 heures de France 2.

Il faudrait monter à l'assaut de ces forteresses absurdes et creuses, les remplir de substantifique moelle...

Entre autres prédictions, je ne résiste pas à évoquer un souvenir encore très présent : José me disant, il y a près de 20 ans (!) : "la prochaine révolution aura lieu contre la télévision"...

Si le projet me plait, j'aime surtout me rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, on évoquait encore assez naturellement "la prochaine révolution". Les forteresses, c'est dans les têtes qu'elles sont les plus hautes !

il ny a pas de chiffres, pas de sources, pas de demonstration, que de l'imagination. dans les 60 dernieres annees du 19eme siecle, nous avons connu 1 guerre mondiale avec la shoa, deux blocs au bord de la guerre nucleaire (baie de cochons), un autre genocide au rwanda, sans oublier ce qui a failli etre une catastrophe (deuxieme genocide) en yougoslavie, etc.

pas sur que ce qui nous attend soit pire que ce que nous avons connu, mais pas sur que nous en ayons conscience non plus ;o)

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