Lu une interview de Marie France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, qui explique comment les hommes violents mettent les femmes sous “emprise“ : “Petit à petit, l'homme amène la femme à douter d'elle-même et à perdre tout sens critique en lui faisant subir des “microviolences“ qui prennent différentes formes et qui vont en s'amplifiant : la jalousie, la possessivité, le contrôle jusqu'à l'isolement, le harcèlement, le dénigrement, les disqualifications, les humiliations, les menaces, les insultes...
“Ce processus peut prendre des mois, des années, jusqu'à ce que les femmes sous emprise finissent par être persuadées que leur mari a raison et qu'elles ne sont bonnes à rien...
“... Lavage de cerveau, alternance de la brutalité et de la douceur, menaces d'abord insidieuses pour instaurer la peur. Résultat : un processus de dissociation psychique. La victime a une apparence normale. Mais, à l'intérieur, elle est complètement cassée.“
Plus de 120 femmes meurent chaque année en France sous les coups de leur partenaire et l'on estime que 500.000 femmes sont agressées annuellement par leur compagnon.
Faut-il ajouter, sans que cela banalise ou excuse moindrement cette situation scandaleuse, que ce type de rapport d'“emprise“ est une mécanique destructrice beaucoup plus fréquente qu'on ne le croit. Elle ne va pas forcément jusqu'aux coups et ne concerne pas seulement les femmes.
Sur une échelle de graduation variable, elle peut être également le fait de femmes vers leur compagnon, de femmes ou d'hommes entre eux, dans le cadre d'une relation affective ou d'un rapport de travail, d'adultes vers les enfants et d'enfants entre eux. Délicieuse humanité.




Tu ne pense pas que cela aussi peut s'appliquer a une organisation humaine complexe comme une nation, insidieusement on fait perdre confiance au peuple et aprés on le bourrinne et il accepte en culpabilisant de ne pas assez travailler, payer, de rouler en voiture trop vite de consommer trop de ça et pas assez de çà, bref,t'es qu'une merde et déja heureux qu'on te laisse vivre. Heureusement il y aura aprés, quand enfin tu pourra te reposer, et tu sera reconnu dans le futur et le seul futur à la vie c'est la tombe.
Rédigé par: luluberlu | 09 juin 2007 at 15:03
Pour répondre à luluberlu
Il me semble que tu te trompes car ce phénomène n'est pas d'aujourd'hui mais de tout temps il me semble, donc cela ne pourrait pas s'expliquer par une vie actuelle moderne et complexe dans laquelle tout le monde se perd.
C'est un problème surement plus complexe qui fait rentrer en jeu différents paramètres .. il est cependant necessaire d'en parler et de mettre le doigt sur ces comportements.
Rédigé par: ennorab | 09 juin 2007 at 16:28
Cela s'appelle de la perversion.
Des pervers du liens.
J'en connais un rayon.
Et pour ceux que cela interpelle :
aux Editions L'Harmattan
La Haine de l'Amour
Maurice Hurni et Giovanna Stoll
Préface de Recamier
Rédigé par: alicine | 09 juin 2007 at 23:30
bonjour josé
peux-tu s'il te plait donner les références de l'interview ?
merci.
Rédigé par: galunto | 10 juin 2007 at 10:43
Faut avoir été préparée, imprégnée dès l'enfance pour ne pas prendre la fuite illico quand on rencontre ce genre de... (amour -même fou- ne me semble vraiment pas le mot approprié, j'arrive pas à en trouver un autre).
Rédigé par: mc | 10 juin 2007 at 23:41
si il y a bien un sujet qui me rend dingue, c'est bien celui là.
Il y a deux semaines j'ai été inscrire ma deuxième fille à l'école maternelle. J'habite un quartier dit sensible. C'est pas la pire de la banlieu lyonnaise mais c'est ... tendu on va dire.
Dans l'enceinte de l'école je croise une maman avec un oeuf de pigeon à l'arcade gauche ... impressionnant. Son p'tit bout suivait derrière elle.
En discutant avec la directrice, j'apprends que si les violences conjugales ont toujours été importante dans ce quartier, ce que je savais, elles ont augmentées sur l'année passée de manière inquiétante.
En effet la directrice m'apprend qu'elle a de plus en plus de maman battue qui viennent la voir, d'enfants placés pour échapper à l'enfer et d'enfants battus. Situations dramatique. Les enfants se battent de plus en plus et, pour l'avoir vu, de manière violente. Le même jour j'en parle à une femme maghrébine moderne que je connais très bien, qui ne trouve rien de mieux à me dire qu'elles le veulent bien sinon elles se défendraient ....
Evidemment ces violences existent aussi dans les milieux plus aisés et au delà, mais le manque chronique de culture, l'analphabétisation, le communotarisme en font des femmes encore plus fragiles.
"si tu ne sais pas pourquoi tu bats ta femme, elle le sait" ...
Rédigé par: lény | 11 juin 2007 at 12:00
Le bon vieux principe du maitre et de l'esclave. Pour l'esclave y-a t il d'autre isue que d'arracher ses chaines et de les balancer dans la gueule de l'ancien maitre ? Bien sur que c'est complexe, la vie l'est, bien sur que ça remonte a la prime enfance, stade ou tout ce que l'adulte commet est un exemple, alor éduquons eduquons et! du con te laisse plus farcir, prend en main ton destin, tu n'en a qu'1 et il dure ce que dure la vie l'espace d'un instant, profite en sinon tout à l'heure, quand l'intant de vie s'arrètera, ce sera trop tard, tu auras vécu comme un con, et là pas de deuxième chance. Femme d'islam z'avez pas le choix arrachez vos voile de devant vos yeux, celui que vos péres, fréres vous ont collé devant vos yeux parce qu'ils sont eux mêmes voilés par un monothèisme absconce et désuet. Esclaves de tous pays, femmmes battus, enfant battus, chien battus , prolots abattus réveillez vous la vie passe.
Rédigé par: luluberlu | 11 juin 2007 at 14:09
Là il ne s'agit pas de violences physiques. C'est de l'autre dont il est question, celle qui ne peut pas se prouver (à l'inverse d'un pain sur la g....) celle qui endort aussi la famille, celle qui fait de l'agresseur la victime. La manipulation psychologique est bien plus destructice que toute atteinte physique. Il existe, depuis une vingtaine d'années, un nouveau métier : victimologue. Heureusement car les psys, formés à "la classique" - comme les juges - se font posséder par ces manipulateurs ; ainsi la vraie victime est confrontée à un double déni.
Extrait de l'introduction du livre cité dans le commentaire plus haut :
"Si la perversion relationnelle est encore si peu connue et si mal reconnue c'est parce qu'elle soulève de l'effroi et même de la répulsion. De l'effroi, car cette perversion morale et narcissique vise non seulement à la suprématie sur l'autre afin de se grandir à son détriment, mais plus encore à la destruction progressive et minutieuse de l'autre afin d'exister à ses dépens.
En effet, l'enjeu de cette perversion c'est l'existence, on pourrait même dire : la sur-existence. Mais si les sujets - les conjoints - s'attachent l'un à l'autre afin de sur-exister chacun aux dépens de l'autre, c'est parce qu'ils n'ont jamais guéri de la souffrance, elle-même jamais reconnue, d'avoir jadis terriblement sous-existé.
En approfondissant ce sujet, on reconnaît avec soulagement ce qu'on aura rencontré sans le comprendre ni même le croire. Car les manœuvres perverses demeurent totalement incompréhensibles tant que l'on cherche à les mesurer à l'aune de l'amour, de la sympathie, de la considération interindividuelle et de l'égard inter-humain. Elles ne se comprennent qu'en termes de haine, de dénis et de disqualifications. On se heurte là à un monde fait de glace et de glacis et nourri de manœuvres et de mépris.
On comprend également pourquoi on a pu perdre bien des énergies et quelques plumes dans des relations qu'on aura imprudemment engagées avec des sujets qui se sont révélés experts en manœuvres perverses. On ne joue pas à ces jeux sans risquer de perdre sa mise, si l'on n'a pas soi-même de dispositions perverses. Si l'on n'est pas doué pour la perversion, on n'embarque donc pas de pervers dans notre vaisseau sinon on se prépare à souffrir...
La haine de l'amour, c'est aussi la haine de tout ce qui fait dépendre d'autrui, faisant désirer le plaisir avec, par et pour l'objet. C'est enfin la haine de la tendresse et de tout ce qui fait fondre le cœur."
et un autre pour la route de la reflexion :
"Stratagèmes et manipulations
Si la controverse, au sein d'un couple névrotique (c'est-à-dire un couple « normal »), évolue en négociation d'abord, en compromis ensuite et aboutit enfin à une décision commune, la communication perverse est, elle, au service de la recherche du pouvoir sur l'autre : elle nourrit la mésentente. Pour cette raison, les partenaires pervers ne souhaitent surtout pas exprimer clairement un désir qui leur appartient, et encore moins prendre position. Les stratégies sont nombreuses pour utiliser le langage à cet effet.
L'une concerne les mots et leur utilisation.
«Les mots sont détournés de leur signification de la même façon que, dans les perversions, les choses sont détournées du but qui leur est propre. » (Chasseguet-Smirgel 1984)
Une patiente, abusée sexuellement par son grand-père plusieurs années durant son enfance, se révoltait contre son ancienne condition qui faisait d'elle une véritable esclave des désirs des autres. « Oui, c'est vrai, tu as toujours été très altruiste » lui dit son mari, verrouillant par ce mot détourné de son sens toutes ses velléités émancipatrices. Comme dans cet exemple, les mots sont souvent utilisés de façon à constituer un « doublebind » ou paradoxe. Connu surtout pour son effet psychotisant, le paradoxe assure ici la prise de pouvoir sur l'interlocuteur.
Il s'agit donc plutôt d'un simulacre de communication entre chacun des partenaires. « Il dit ce qu'il pense, moi je dis ce que je pense, et il fait ce qu'il veut » décrivait de façon très réalise la femme d'un mari pervers narcissique.
D'autres stratégies tendent à déstabiliser l'interlocuteur en s'attaquant, elles, au lien logique entre les différentes propositions : ainsi un message conciliant sera-t-il cette fois immédiatement suivi d'une proposition contraire. Il en résultera un effet de « douche écossaise » qui paralysera l'interlocuteur qui ne saura pas s'il doit répondre au premier énoncé ou au deuxième : « Ce que vous dites n'a aucune importance », pour enchaîner immédiatement sur la proposition contraire : « ça me touche beaucoup. »
« Mon chéri », disait une schizo-perverse à son mari, « je t'adore, tu es si bête. » Prononcée d'un seul trait, cette phrase laissa ledit chéri pantois.
Une autre manipulation dans le même sens est la subversion de l'agencement logique des propositions : « Je t'en veux de ne pas avoir réagi plus vite à mon égoïsme », disait un mari à sa femme. La causalité logique du tort fait à l'autre y est inversée.
Ces différentes manœuvres s'appuient à première vue sur une ahurissante absence de scrupules d'ordre moral :
Vérité ou mensonge n'intéressent aucunement le pervers, pourvu que ce qu'il affirme soit efficace. On constate qu'il est courant au sein de ces couples que l'un ou l'autre exprime des propositions qu'il sait pertinemment être fausses - et dont il sait également que l'autre le sait. Par ces contrevérités qu'il maintient avec un aplomb sans faille, le pervers agit sur l'interlocuteur, cherche à l'irriter, à le faire réagir émotionnellement, voire à démonter sa pensée. "
Rédigé par: alicine | 15 juin 2007 at 09:50
un article intéressant sur un sujet proche : GANG BANG - La pornographie, bagne sexuel industriel
http://web.archive.org/web/20051025115104/lattention.com/article.asp?ArtID=9&lk=sexe
Rédigé par: Guyom | 19 juin 2007 at 14:14
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Rédigé par: investing money advice | 24 août 2007 at 16:28