Musée imaginaire (70)
Un instant ou longtemps après que l'œil du peintre a fixé une image pour l'éternité, ce qu'il a vu n'existe plus que sur la toile.
De cette vue de Delft, telle qu'elle a fait le tour du monde, il reste peu de chose, et rien de son mystère ou de sa beauté.
Les remparts de 1660 ont été démontés, le petit mur jaune de Bergotte est devenu rouge, les clochetons ont été détruits, sans doute déplacés et reconstruits. Seule la flèche de la cathédrale pointe sans désemparer...
Le paysage de Vermeer est devenu imaginaire. Ou est-ce l'autre ?
PS- Merci Axel, pour l'inspiration :)




Monsieur José ça ressemble a une dépréssion.
Je me permet de penser que ce que Vermeer a transmis, c'est son regard dans l'instant pendant lequel le présent de Delft était çà, et chaque fois qu'un regard se pose sur cette toile et que derrière ce regard il y a un cerveau, Vermer et le regard ne font qu'un, il reste vivant ledit Vermeer, non il n'est plus et pourtant son regard reste. Quelle joie d'apercevoir la permanence qu'est l'Art.
Rédigé par:luluberlu | le 05 mai 2007 à 14:08
Rien de “dépressionnaire“ là-dedans ;) Voila deux -ou plusieurs- images de “la“ réalité, qui varie à l'infini, selon les points de vue, au point de n'être parfois qu'une longue série de songes...
Rédigé par:José | le 05 mai 2007 à 15:01
Et pourquoi pas ouvrir un McDo à la place du petit pan de mur jaune ?
Rédigé par:Axel | le 05 mai 2007 à 19:56