Ici comme là-bas, la vie se passe en silence. Les dieux ne parlent pas.
Bagan, merveille de pierre, flotte entre ciel et terre, sur un lit de verdure tropicale. La ferveur birmane oublie ici sa misère, entretenue par une absurde dictature.
Myanmar (“fort et rapide“ en birman, par allusion aux anciens habitants mythiques du pays), sans doute le plus beau et le plus étrange des pays qu'il m'aie été donné de voir...
Et cette femme, Aung San Suu Kyi, fille du libérateur du pays qui s'appelait encore la Birmanie, Prix Nobel de la paix, opposante et prisonnière de la junte au pouvoir...
Je me souviens de sa maison de Yangoon, devant laquelle on passe comme on visite un temple. Il faudrait enfin libérer Aung San Suu Kyi. Elle porte l'espoir d'un peuple. Depuis tant d'années.






L'année de mon emmenagement à Paris, c'était le début de la première campagne pour sa libération, une campagne avec Jane Birkin.
Et ça fait déjà longtemps que je suis à Paris...
Rédigé par : Andy Andy | 05 mars 2007 à 11:50