Droit au logement... ? Non, droit au mépris opposable
Après avoir brièvement relayé l'info sur l'action des Don Quichotte, j'ai évité -à tort- d'évoquer la suite de l'opération : le défilé d'excellences parlant savamment des sans-logis et évoquant d'une expression qui dit tout, “droit au logement opposable“, m'a instantanément dégoûté.
“Droit au logement opposable“ : ces mots sont l'expression même du cancer linguistique dans lequel s'enferment le mépris, l'indifférence et l'impuissance des puissants.
C'est peut-être du langage “juridique“, mais c'est d'abord une pincette méprisante qui met la distance convenable entre les technocrates et “le droit au logement pour tous“.
"Droit au logement opposable“ : en gros, t'es à la rue, de ton fait ou malgré toi, tu n'as plus de boulot, tes amis t'ont laissé tombé ou tu t'es éloigné d'eux, tu n'as plus de portable, tu ne sais plus joindre personne et personne ne peut te joindre, tu es déprimé, désespéré ou résigné ?
Appelle ton ami avocat, fais valoir tes droits et lance une procédure. La justice n'attend que toi, ma poule. Prends patience et compte sur les associations charitables, t'es pas sorti de l'auberge... Il faut être sacrément tordu pour invoquer le droit dans ces conditions.
Heureusement, les choses sont entrées dans l'ordre. Un texte de loi a été pris. Résultat des courses : les tentes sont toujours là, Canal Saint-Martin et ailleurs
Augustin Legrand (vous vous souvenez de son nom ? C'était le héros de la semaine 52 ; on disait, il y a six semaines, qu'il ressemblait à l'Abbé Pierre, en plus vivant), rentré de son tournage en Afrique du Sud, constate qu'il ne s'est rien passé depuis son départ. Il réclame la démission de la ministresse, dont je vous épargne le nom.
Tiens, comme c'est étonnant, v'la l'printemps.




Vouloir cautériser une jambe de bois risque d'allumer le feu...
C'est ainsi que l'on veut "soigner" notre société pourtant...
Et qui serait dupe de ce "droit opposable" ?
Les conditions dans lesquelles il s'exercera ont été analysées : Le gouvernement vient de reconnaître que le « droit au logement opposable » ne sera qu’un faux semblant.
Mais le printemps, en effet...
Rédigé par: jcm | le 19 février 2007 à 11:14
Bravo. Toi aussi tu pourrais balancer sur LMC !
Sauf qu'entre-temps, le camarade Fontenelle s'y est collé ;-)
Rédigé par: Olivier Bonnet | le 19 février 2007 à 13:37
Oui les élites méprisent ceux qui n'en sont pas, oui ils ne peuvent comprendre ce qu'est la misère économique, et ils ne peuvent donner en réponse qu'une fumeuse loi qui peut être est inaplicable mais qui parait-il facilite la gestion des problèmes de squatt. J'ais entendu cette info via la téloche mais n'a jamais été reprise ??? J'ais p'être mal entendue, mais fugacement je me suis dit Voila pourquoi ils n'ont pas perdu leur temps les legislateurs. Mais plus de nouvelle de cette finasserie????
Rédigé par: luluberlu | le 19 février 2007 à 13:42