Le Nouvel Obs fait un papier sur la politique et le web. Remarquable de profondeur et de sérieux :) Pour l'édification de ses lecteurs, il propose des liens vers 17 blogs, dont 3 des freemen : Nuesblog, Le peuple des connecteurs, A tous les hommes libres. Alleluyah !
A propos d'A tous les hommes libres, Le Nouvel Obs précise : “Une porte d'entrée vers le réseau freemen, association de blogueurs révolutionnaires. Se réclame du zapatisme, de l'écologie de combat, d'un gouvernement mondial, de l'insurrection des multitudes. Freemen, par ses interconnexions, est une vraie puissance du net.“
Je vous propose donc une définition du Nouvel Obs, écrite avec une rigueur comparable à celle qui décrit les Freemen : “Une porte d'entrée vers les réseaux francs-maçons, association de journalistes amateurs de caviar, ayant perdu leurs illusions ou leurs convictions progressistes après de nombreux dîners en ville. Se réclame, dans ses pages conso, des voitures de plus de 90.000 €, de toutes les modes acceptables par les plus de 50 ans, d'un gouvernement de gauche-mais-pas-trop, de l'insurrection des consommateurs uniquement dans les files d'attente les jours de soldes. Le Nouvel Obs, par ses copinages nombreux dans les mondes de l'édition et de la politique, est une vraie puissance pas nette.“
Ok, j'me moque :). Tout le monde sait que je lis le Nouvel Obs depuis 40 ans et que je me suis greffé LCI dans l'œil droit. Ça me laisse l'œil gauche libre pour regarder des films porno.
Reste que les Freemen sont une “association“ tellement révolutionnaire que le blog freemen le plus fréquenté ces dernières semaines l'est, en majorité, par des fans de Sarkozy ; d'une liberté telle que seuls 5 ou 6 des freemen (sur une centaine) sont venus commenter ou réagir sur ce blog dans les deux derniers mois (et ce doit être à peu près pareil sur les autres, sauf exception) ; que je ne sais pas me réclamer du zapatisme dont je ne connais pas suffisamment la réalité ; que je suis très partagé sur “l'insurrection des multitudes“, expression plus christique d'ailleurs que révolutionnaire ; que je connais plusieurs freemen, parmi les plus actifs, qui récusent l'idée d'un gouvernement mondial, voire plus si possibilité. Et qu'enfin, en l'état, tout ça forme une puissance réellement “virtuelle“ : les journalistes du Nouvel Obs peuvent donc continuer d'écrire des conneries sans crainte.
Entendons-nous : je crois que le réseau que la centaine de blogs Freemen ont constitué en un an est exemplaire.
Il est même probable qu'il a joué un rôle de haut-parleur dans des affaires comme celle du purin d'ortie, voire contribue à la prise de conscience collective des enjeux environnementaux de la campagne présidentielle ou à la réflexion conduite, par certains, sur nos modèles économiques fondés sur la croissance et, sur un sujet plus éloigné de sa vocation première, dans la publicisation des événements de Oaxaca.
Mais tout reste à faire et parler, d'ores et déjà, de “puissance“ est simplement exaspérant : on ne construit rien de bon dans l'exagération, le mensonge et la mystification.
Reprenons donc : Freemen est un réseau de blogs, dont les auteurs sont convaincus que :
• le changement climatique est un problème majeur, pas uniquement écologique, mais aussi politique et économique
• s’attaquer sérieusement à ce problème implique une remise à plat de nos modèles économiques et, particulièrement, de la notion de «croissance».
Au delà, comme le nom “Freemen“ l’indique, chacun pense, écrit ce qu’il veut, comme il le veut, sur son blog.
En créant des liens entre eux, les Freemen augmentent la visibilité de chacun d'eux. Rejoignez-les...
Pour rejoindre les freemen, il suffit d'établir des liens vers l'ensemble des blogs du réseau, par exemple en affichant la liste des blogs freemen dans les liens de son blog et de se signaler à un freemen qui transmettra.




"écologie de combat" et "insurrection...", la kalach entre les dents peut-être aussi ?
Les benêts... boeufs nés...
Plus sérieusement José, cette " vraie puissance du net", ce ne serait pas le fameux "5ème pouvoir" par hasard ?
Cela parce-que c'était à l'ordre du jour sur le blog de Gilles Klein : A propos du “cinquième pouvoir”.
Entièrement d'accord avec ta phrase : "Mais tout reste à faire et parler d'ores et déjà de “puissance“ m'exaspère : on ne construit rien de bon dans l'exagération, le mensonge et la mystification.".
Je sens ici ou là des gonfleurs de vide...
Qui donc aurait porté cette "bonne parole Freemen" au Nouvel Obs, à propos ?
Dont on saisit qu'il a réalisé un véritable travail d'investigation journalistique en visitant TOUS les blogs Freemen : c'est ce qui leur a permis de déduire ce qu'ils ont écrit, bien sûr !!!
Conseillons au passage à certains de relire La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf...
Rédigé par: jcm | 07 janvier 2007 at 21:38
Je sais que c'est ambigü mais je pense que la deuxième des trois phrases que tu cites ne s'applique pas aux Freemen mais au seul "A tous les Hommes libres", auquel cas il s'agit effectivement d'une bonne description.
«d'une liberté telle que seuls 5 ou 6 des freemen (sur une centaine) sont venus commenter ou réagir sur ce blog dans les deux derniers mois » : c'est normal, la moitié des Freemen ont oublié qu'ils faisaient partie de ce truc (dont ils n'avaient d'ailleurs pas trop compris ce que c'était) deux jours après s'être inscrits...
Rédigé par: Tristram Shandy | 07 janvier 2007 at 22:52
Très drôle la définition des journalistes de l'Obs! Cela dit, elle sonne assez juste, finalement - faut-il en déduire que les caractéristiques des freemen, aussi inassumables soient-elles, ne sont pas dénuées de toute réalité? ;-)
Rédigé par: Amiante | 08 janvier 2007 at 09:05
@ Amiante >
Mias que sont donc ces "caractéristiques des Freemen" ?
Celles cités par le Nouvel Obs ?
Dans ce cas ils se plantent.
Quoi d'autre du point de vue de ces "caractéristiques" ?
J'aimerais savoir...
"Inassumables" : mais je n'assumerai rien de ce qu'a transcrit José de l'article du Nouvel Obs car je ne m'y reconnais pas DU TOUT !!!
Où est donc la "réalité" là dedans ?
Pour en parler, appliquée aux Freemen, il serait d'abord indispensable d'aller visiter chacun de leurs blogs : cela éviterait les ... disons les approximations !
Rédigé par: jcm | 08 janvier 2007 at 11:03
J'ai tapé sur le Nouvel Obs et Hulot il n'y a pas longtemps... Tu tapes dessus aussi... Vont croire que les Freemen ne les aiment pas trop au final...:-) Quoi qu'il en soit en effet, pas trop d'investigation... C'est dommage. Et d'accord également pour poser la question de savoir qui a été désireux de parler de nous chez les journalistes! Restons libres de tant de stupidités médiatiques à tout va!
Rédigé par: So-Ann | 08 janvier 2007 at 16:32
Perso, je me reconnais plutôt bien dans la description que fait le nouvel obs ;-), mais c'est un avis personnel et je comprends bien que ce n'est pas comme ca que l'on peut décrire le mieux et le plus justement les freemen. La meilleure définition du réseau est bien les deux points qui nous rassemblent et rien d'autre puisque ce sont les seuls points communs. La description du nouvel obs s'applique seulement au blog de casabaldi et à quelques autres, dont le mien. ;-)
Rédigé par: seb | 08 janvier 2007 at 19:01
Bah oui, Seb, mais imagine que, tout libre que je suis, fidèle à la réputation qu'on me fait, j'aille me dire Freemen ET sectateur de la Ségolitude... Et que j'en parle ainsi sur LCI ou TF1.
Ça ferait grincer les dentiers et on entendrait hurler à la mort jusqu'au Chiapas, d'un côté, et jusqu'au siège de la CIA, de l'autre.
Au fond de la jungle on percevrait des cris : "prise de pouvoir indigne !“, “manipulation !“, “instrumentalisation du réseau !“, “rien compris !“, “malhonnête !“ “mauvaise foi !“, “social-traitre !“, “au goulag !“, “intérêt personnel“, “carriériste !“, “cracheur dans la soupe !“, “pendaison immédiate sous les huées !“. Heureusement, ça n'arrivera pas... Brrr, j'en ai des frissons rien que d'y penser :)
Donc, plus sérieusement, la question que pose cette affaire, c'est : jusqu'à quel point on mélange les genres, le personnel et le collectif ?
Je crois que la règle est simple et en deux temps : en général, éviter de parler aux médias, surtout à ceux qu'on passe son temps à critiquer. C'est à la fois une affaire d'éthique et d'efficacité.
Et si toutefois on est pris en otage par l'un d'eux, menacé de torture et d'une mort atroce, on peut céder à l'odieuse menace et leur concéder humblement quelques mots.
S'il s'agit de parler de soi, le sujet préféré de chacun, puisqu'on est free comme the air, on peut s'autoriser toutes les audaces.
Mais s'il s'agit de parler des freemen, on s'interdit de parler, en même temps, d'autre chose qui n'y soit pas DIRECTEMENT lié. De soi, notamment.
Est-ce si compliqué ?
Rédigé par: José | 08 janvier 2007 at 22:32
Se manifester c'est pouvoir être récupéré par ce dont la pitance est de trouver des choses à écrire ou à dire.
Se retrouver comme de la barbaque à l'étal du boucher peut paraitre humiliant, mais comme c'est pour la cause " liberté ", même les viandes avariés peuvent paraitre commestibles.
Ce que je veux écrire, c'est qu'aux boureurs de crâne, à la solde d'un CoCa quelquonque, la cause de l'intelligence libérée est un trés grand sujet pour faire du lard et donner du réconfort moral aux gras du bide et des méninges qui les lisent.Ceci dit sans aigreurs et avec beaucoup de tendresse.
Rédigé par: luluberlu | 09 janvier 2007 at 14:22
D'accord avec Tristam Shandy. Moi les freemen sont venus me trouver du temps de mon ancien blog. Je me suis ajouté à la liste (longue d'une vingtaine de blogs à l'époque) mais j'avoue qu'au bout de quelques jours je ne savais plus trop quoi en penser. Dur mélange du collectif et du personnel, en effet.
Je pense que les accointances ne se décrètent pas à partir de grandes déclarations mais sur la découverte progressive d'une affinité (intellectuelle ou autre) entre deux personnes, d'abord, puis éventuellement trois, quatre, cinq... douze d'ici quelques années ? Laissons du temps aux blogueurs pour se connaître avant de s'apprécier et... de s'enregimenter.
En fait, en écrivant cela, je me dis que les tentatives de regroupements de blogs, type Freemen, devraient clairement s'afficher comme "politique" au sens large du terme, et non comme une sorte d'objet miraculeux, fruit d'une "utopie" plus naïve, qu'utopique. Mais c'est sûr que c'était une façon de vendre la sauce.
Rédigé par: Laurent | 09 janvier 2007 at 15:01
"Reste que les Freemen sont une “association“ tellement révolutionnaire que le blog freemen le plus fréquenté ces dernières semaines l'est, en majorité, par des fans de Sarkozy"
La révolution, c'est qu'ils arrivent fans de Sarko, et ils repartent (espérons, au moins quelques uns) freemen.
Rédigé par: Axel | 10 janvier 2007 at 07:54
Quelle connerie. Il va falloir apprendre la construction de phrase aux journalistes du Nouvel obs. "Se réclame du zapatisme, de l'écologie de combat, d'un gouvernement mondial, de l'insurrection des multitudes" va peut être pour "a tous les hommes libres". Mais pas pour les freemen. ce genre de flou artistico-grammatical m'énerve au plus haut point. On leur fait un droit de réponse ?
Rédigé par: isabelle | 10 janvier 2007 at 10:40
pour réagir en ligne : http://hebdo.nouvelobs.com/p2200/articles/a328731.html
Rédigé par: isabelle | 10 janvier 2007 at 11:23
Merci Isabelle !
Fait !
Rédigé par: jcm | 10 janvier 2007 at 11:54
Bien vu et entièrement d'accord avec tous les propos de ton post.
Je pense qu'ils n'ont plus internet depuis un certain temps, au Nouvelobs !
Rédigé par: Grégoire | 10 janvier 2007 at 13:53
Très bien ton post jcm!
Rédigé par: So-Ann | 10 janvier 2007 at 14:18
Merci de vos divers commentaires :)
@Axel : Entendons-nous bien, je ne diabolise ni Nicolas Sarkozy ni ses partisans. Il m'est même arrivé de dire ici des choses qui étaient favorables au premier.
Ce qui me préoccupe depuis le début, ce n'est pas que des Sarkozystes lisent un blog freemen, c'est que les freemen puissent imaginer et répandre l'idée fausse qu'en additionnant des lecteurs venus de tous horizons, on obtient une mesure de “l'influence“ ou de la “puissance“.
Tout au plus obtient-on une mesure de la “notoriété“.
C'est également ce qu'on peut reprocher à BonVote -je l'ai dit en privé à Thierry il y a bien deux mois, sans effet- qui confond allègrement ces deux concepts.
Que nos lecteurs soient d'origine très diverse, tant mieux. Qu'on en tire des conclusions hâtives, hélas. Qu'on les répande, hola ! (désolé, mais je n'ai pas pu m'empêcher de paraphraser Corneille :“Après Ménélas, hélas ; après Attila, hola“)
Si nous voulons peser comme Freemen, il nous faut être moralement irréprochables et éviter toute tartarinade.
Faute de quoi, nous serons un pauvre petit groupe de pression de plus, avec ses vedettes, ses mondains, ses accros au pouvoir, ses soutiers, sa majorité silencieuse, ses râleurs, ses mensonges, ses compromissions et une efficacité nulle.
Au-delà, je m'interroge aussi sur l'impact réel qu'il peut y avoir à s'adresser à ce que j'appellerai les “points faibles“, c'est-à-dire des gens qui ne sont pas, a priori, concernés par ce qu'on raconte.
Sun Tzu dit avec justesse qu'il faut renforcer les points forts et affaiblir les points faibles.
Ça se discute, mais j'ai le sentiment qu'à trop vouloir faire l'inverse, on n'avance guère.
Rédigé par: José | 10 janvier 2007 at 14:52
"@Axel : Entendons-nous bien, je ne diabolise ni Nicolas Sarkozy"
Petite précision : j'ai quitté l'UMP il y a un an.
J'avais été intéressé, un an plus tôt, il y a deux ans donc, par quelques idées de Sarkozy allant dans le sens de la libération des initiatives, contre la société gaulliste corsetée.
Assez vite, les méthodes de l'UMP m'ont déplu.
Puis est arrivé l'épisode des banlieues, la dérive de Sarko vers le FN, et à ce moment j'ai quitté l'UMP, étant en désaccord complet avec cette évolution.
Le Sarko qui m'intéressait, c'était celui qui disait aux hommes : "cessez de tout attendre de l'Etat, prenez-vous en main et construisez votre avenir sans attendre un décret de loi". Un Sarko freemen, quoi. C'est la partie positive du libéralisme : rendre aux hommes la conscience de leur responsabilité personnelle.
En revanche, le Sarko bonapartiste ne m'intéresse pas, et c'est celui-là qui a pris le dessus, j'ai donc cessé de le soutenir. Tu aurais du mal à trouver une connotation sarkozyste à Page 2007, sur le plan des articles publiés.
Lis ceci, par exemple :
http://www.page2007.com/?p=2285
Maintenant, il est vrai qu'une partie des visiteurs est sarkozyste, amené par le portail à son nom, maintenu en ligne, qui donne des liens vers Page2007. Je ne censure pas leurs propos quand ces visiteurs sarkozystes s'expriment par leurs commentaires, ils ont la liberté de défendre Sarkozy, comme les anti-Sarko ont la liberté de le critiquer.
En ce qui me concerne, le seul leader politique que j'ai envie de soutenir en ce moment, c'est Bayrou, parce qu'il s'attaque au coeur du problème social : la division absurde du pays en deux camps, division faisant le jeu des combines des deux grands partis, et bloquant toute évolution.
Pour Sun Tzu et la question de stratégie, il y a du vrai sur le plan de la construction d'une force.
Mais tu dois inclure une donnée, capable de créer une dynamique forte, et moralement essentielle : l'idée de liberté. Si les Freemen parvenaient à imposer cette idée, qu'on peut sortir de la logique de secte quand on construit une structure ; que la liberté n'est pas une charge éparpillant les forces, mais une force vitale indispensable ; alors nous aurons tous fait un grand pas.
N'oublie pas que c'est en cherchant trop l'efficacité immédiate qu'on en vient à construire un Etat policier. C'est sûr, en mettant des policiers partout à chaque coin de rue, on rétablit l'ordre, on est efficace. Est-ce la société que nous voulons ?
Réfléchir à la stratégie, c'est bien, mais lorsque la pensée se concentre avant tout sur la stratégie, et élimine tous les points faibles, elle entre dans une logique inhumaine. A terme, par son inhumanité, elle perd même son efficacité. Robespierre, avec son purisme, fut efficace un temps. Puis, à force de purisme, il a perdu la tête, au sens propre. Et a ouvert la porte à la barbarie de l'Empire.
Cherchons une efficacité sur le long terme, et pas cette illusion d'efficacité que donne l'application de méthodes musclées.
Rédigé par: Axel | 10 janvier 2007 at 22:12
@Axel : dont acte pour les lecteurs Sarkozystes (et, par parenthèse, merci des liens que tu as faits de ce blog vers Page 2007)
Pour ce qui est de la logique de secte, je suis bien d'accord avec toi.
Pour ce qui est de la liberté, je n'ai pas besoin d'être en troupeau, en meute, en bande, en groupe, pour me sentir libre.
J'y parviens assez bien seul. Et cette solitude je la paie au prix fort, d'ailleurs !
Si je me suis mis en groupe, celui des Freemen, ce n'était pas pour être libre individuellement, c'était par fidélité et pour partager avec d'autres.
Partager quoi ? Beaucoup sans doute et, notamment, de la responsabilité : “rendre aux hommes la conscience de leur responsabilité personnelle“, dis-tu, et si tu pouvais oublier l'étiquettage “libéral“ qui va avec (ou tout autre de ces qualificatifs réducteurs de têtes qu'aiment tant les journalistes), ça me plairait plus encore.
Etre Freemen, pour beaucoup, c'est faire ce qu'on veut. Sans doute suis-je trop puriste en pensant que c'est d'abord faire ce qu'on doit...
S'agissant de stratégie (pour les Freemen), pour moi le truc est simple : soit on veut faire masse (on est dans le quanti, on multiplie les liens, avec toute sortes de gens, quoiqu'ils racontent).
Mais dans ce cas, deux conséquences : d'une part, on accepte une dillution énorme en “qualité“ (du lectorat) ; d'autre part, on n'essaime pas, on agglomère.
Soit on choisit une croissance plus qualitative, en mettant des barrières à l'entrée (un corpus de valeurs plus “complet“ que nos deux phrases actuelles).
Dans ce cas, on peut essaimer (par thèmes, affinités, médias ou autres), mais le risque est de perdre la puissance du linkage, s'il n'y a qu'un lien d'un essaim à l'autre.
(désolé de cet insert pour les non-Freemen)
Rédigé par: josé | 11 janvier 2007 at 01:56
"Soit on choisit une croissance plus qualitative, en mettant des barrières à l'entrée (un corpus de valeurs plus “complet“ que nos deux phrases actuelles)"
C'est une possibilité, mais elle implique de changer de nom. Car le terme "freemen" ne contient pas ce "corpus de valeurs plus complet".
A mon sens, les freemen doivent être un vaste portail, très ouvert, ne contenant rien d'autre que ces deux phrases, et n'imposant aucun contrôle d'identité politique. J'aime ce que dit Charlie dans la liste :
"Ben les gars, ça commence là la hiérarchie : quand on commence à débusquer ceux et celles qui ne sont pas dans la "ligne". Parce que là encore, il en faut, des chefs, pour faire respecter la ligne...
Dieu des chat a parfaitement exprimé ce que je pense de ça : on n'a pas à juger de la qualité ou de la véracité de l'adhésion des uns ou des autres. J'ajouterai, ni de leurs activités."
Voilà. C'est comme ça que je conçois les Freemen.
A partir de ce portail ouvert, à l'intérieur, des essaims plus ciblés peuvent se constituer, pour aller plus loin, et porter d'autres noms.
C'est une façon très simple de résoudre la quadrature du cercle stratégique.
Tu as ainsi, à la fois une large ouverture au monde avec ce réseau freemen, où les uns et les autres sont égaux et ne se jugent pas ; ET, à l'intérieur, des structures actives, au corpus de valeurs plus cohérent et complet.
Au sein des Freemen, un groupe "alter" peut se constituer, par exemple, qui sera plus actif sur la question mexicaine, sur le soutien à Bové, etc.
En revanche, vouloir réduire l'identité Freemen dans son ensemble, à ce corpus complet et restreint, ce serait une perte dommageable.
L'échec de la candidature unique des antilibéraux a montré, une fois de plus, qu'on ne manque pas en France de chapelles. Le plus rare ce sont les structures de rassemblement, qui tentent de dépasser les limites de ces chapelles.
Je vois les Freemen comme une structure de rassemblement, à l'intérieur de laquelle des structures de combat peuvent s'organiser, avec des mailing-list indépendantes, et des stratégies plus complètes.
Le mieux serait que tu proposes à ceux des freemen qui se reconnaissent dans ton corpus plus complet de te rejoindre sur une liste interne, privée, se mobilisant pour quelques combats, sans que cela porte atteinte à l'esprit pluraliste des freemen dans leur ensemble.
Rédigé par: Axel | 11 janvier 2007 at 03:45
@Axel : Ce que dit Charlie est sans doute intéressant, mais je ne vois pas bien à quoi ou à qui elle fait allusion.
Pour ce qui est de la “hiérarchie“, voir ce que j'en pense dans mon avant-dernier post. Pour ce qui est des “chefs“, même punition :)
Pour ce qui est de la “ligne“, n'ayant pas à l'expérience partisanne de certainEs, je suis peu à même d'apprécier où commence une “ligne“, en revanche, j'ai une petite connaissance de la manière dont on sait manipuler les débats dans certains partis.
Pour ce qui est de la “qualité“ des uns ou des autres, j'ai bien pris soin de n'en pas “juger“ et de le préciser.
En revanche, je serais prêt à parler de “cohérence“.
Mais pour en revenir à ce post et au débat qui agite salutairement les Freemen, deux choses :
- c'est en réponse à un mail décrivant une “évolution“ par essaimage -que je ne récuse pas a priori- que j'ai suggéré qu'on clarifie les objectifs des freemen, en proposant plusieurs réponses possibles (6 à 8, de mémoire). Sans réponse à date.
- question posée par ce post : quelqu'un est-il mandaté pour parler au nom des Freemen ? Si non -c'est le cas-, cela implique-t-il que chacun peut aller dire ce qu'il veut à la presse, en annexant allègrement l'absence de ligne de Freemen à ses propres opinions ?
Pour ma part, je n'ai pas vocation à créer des chapelles, je veux juste des choses simples et claires et pas de double langage.
Rédigé par: josé | 11 janvier 2007 at 11:54
"cela implique-t-il que chacun peut aller dire ce qu'il veut à la presse, en annexant allègrement l'absence de ligne de Freemen à ses propres opinions ?"
à ce propos, et pour en revenir au NouvelObs, est-ce que quelqu'un a parlé à la presse ?
A lire ce papier, on a simplement l'impression que le journaliste a tiré des conclusions sur tous les freemen, à partir du site de Casabaldi.
Rédigé par: Axel | 11 janvier 2007 at 14:32
Oui, le journaliste du Nouvel Obs a rencontré un ou des Freemen. Peu importe qui, ce n'est pas le problème.
Tout le monde -moi le premier- peut se planter ou se faire déborder par un journaliste. Donc mon post n'est pas accusatoire contre quelqu'un en particulier, mais doit être exemplaire pour l'avenir.
La question à laquelle je souhaiterais une réponse sincère est : quelqu'un est-il mandaté pour parler au nom des Freemen ? Si non -c'est le cas-, cela implique-t-il que chacun peut aller dire ce qu'il veut à la presse, ou à d'autres d'ailleurs, en annexant allègrement l'absence de ligne de Freemen à ses propres opinions ?
Rédigé par: josé | 11 janvier 2007 at 16:31