Brèves politiques (10)
A trois mois du premier tour de la Présidentielle, et après le retrait de Nicolas Hulot (qui a opportunément choisi de cultiver son magistère moral plutôt que de banaliser son action en entrant en campagne), la situation commence à s'éclaircir.
On le disait ici en novembre, il y aura en 2007 un nombre de candidatures comparable à celui de 2002 (16 au premier tour de 2002). D'ores et déjà, 14 candidats sont en piste (si l'on considère acquise la participation de José Bové), qu'on peut répartir en 5 blocs :
Gérard Schivardi (PT)
Arlette
Laguiller (LO)
Olivier Besancenot (LCR)
Marie-George Buffet (PCF)
José Bové
Ségolène Royal (PS)
Dominique Voynet
(les Verts)
Corinne Lepage (Cap 21)
François Bayrou (UDF)
Nicolas Sarkozy (UMP)
Nicolas
Dupont-Aignan
Frédéric Nihous (Chasse, Pêche...)
Philippe de de Villiers (MPF)
Jean-Marie Le Pen (FN)
Un à trois indépendants pourraient obtenir les 500 signatures d'élus nécessaires pour se présenter. A l'inverse, des reclassements encore possibles ou l'insuffisance de signatures pourraient diminuer de deux ou trois noms les 14 personnalités listées ci-dessus. Au total, il est peu probable qu'on dépasse le nombre de candidats présents en 2002.
Là-dessus, que peut-il se passer ?
L'extrême-droite forme un bloc d'environ 17 à 20 % des suffrages. Sarkozy et Dupont-Aignan devraient ensemble se situer entre 25 et 30 %, tout comme Ségolène Royal et Dominique Voynet. Les cinq candidats de la gauche anti-libérale devraient se partager 12 à 15%. Au centre, Bayrou et Corinne Lepage pèseront difficilement plus de 9 à 12 % des suffrages, mais seront en position d'arbitrage au second tour.
Qu'est-ce qui pourrait troubler ce jeu ?
D'abord, bien sûr, les erreurs des uns ou des autres, plus probables que leurs coups de génie potentiels. Ensuite, une brusque dégradation de la situation internationale (crise financière américaine, bombardement de l'Iran). Enfin, Jacques Chirac...
Mais au fait, quelle vision du monde, de leur pays et de la vie en commun de leurs concitoyens portent tous ces candidats ? Pas net, hein ?




José, attribuer à chaque camp un gateau à se partager me semble être une mauvaise méthode d'analyse. Dans les faits, il existe probablement des français (pas beaucoup, certes) qui se demandent encore s'ils vont voter pour Arlette ou pour Sarkozy, mais qui refusent tous les autres choix. Et je donne volontairement un exemple extrême, mais toutes les autres configurations imaginables sont aussi présentes bien sûr. Je radotte un peu, mais rappellons ce sondage: 52% des sympathisants de Sarko sont favorables à une hausse des impôts pour les plus hauts salaires, alors que 36% des sympathisants de M.-G. Buffet y sont défavorables. Autant dire qu'une majorité de français votent au "feeling" plutôt que par positionnement politique...
Rédigé par: Tristram Shandy | 22 janvier 2007 at 17:51
A ce stade, Tristram, je crois que tout le monde, instituts de sondage inclus et moi aussi, on est dans le “feeling“.
La méthode que j'ai “choisie“ est toutefois moins risquée que d'autres : je donne une fourchette (dont l'amplitude est parfois de 33%) -réalisée auprès d'un échantillon représentatif de moi-même :)- pour des groupes de candidats et non un chiffre, au point près, par candidat.
Pour le reste, qui vivra verra... L'essentiel étant, pour moi, la dernière phrase du post.
Car si ma méthode n'est pas très bonne, il semble décidément que je ne sois pas le seul :)
Rédigé par: José | 22 janvier 2007 at 18:05
Au delà des estimations chiffrées et des éventuels dévissages ou érosion de tel ou tel candidat, il ne faut pas oublier la question des reports de voix entre les deux tours.
Rédigé par: Laurent | 22 janvier 2007 at 18:41
Houlala, Laurent, là c'est même plus de la divination qu'il faudrait... C'est un art inédit !
En admettant que les choses se passent sans surprises, entre les Lepenistes qui préfèreront Ségolène, les anti-libéraux qui choisiront Sarko, sans compter les centristes qui s'abstiendront, et les socialistes ou les chiraquiens qui passeront leur tour, ma calculette est déjà saturée :)
Rédigé par: José | 22 janvier 2007 at 19:54
"Mais au fait, quelle vision du monde, de leur pays et de la vie en commun de leurs concitoyens portent tous ces candidats ? Pas net, hein ?"
Ah si si, c'est net, ils s'en contretapent, dans une communion d'esprit assourdissante.
Enfin, José, ils ont une ambition a assouvir, restons sérieux ;))
Rédigé par: sophie | 22 janvier 2007 at 21:17
décidemment j'adore ce blog ...
Rédigé par: lény | 22 janvier 2007 at 22:47
Ben oui Sophie, sérieux :))
@Leny : merci boucou... :)
Rédigé par: José | 22 janvier 2007 at 22:54
;-) de rien.
Rédigé par: lény | 22 janvier 2007 at 23:04
M'enfin ils ont la vision du monde depuis la KAPITALE, dans les Salles aux plafonds dorés de cinq mètre de hauteur.
Je suis un petit provincial et la chose qui m'a le plus étonné lorsque mino, je suis venu pour la première fois a Paris, était la hauteur des portes des palais de la RéS Publique, ceux qui rentraient là n'avez pas la même taille que les adultes que je connaissais.
Donc il doivent avoir une vue de là haut qui n'est pas la même que la mienne, je suis au raz des paquerettes. Je pense que leur Mégalo se messure à l'écart entre le linteau de la porte et le sommet de leur crane.
En tous cas ils voient les choses autrement que moi dans ma petite auto, que j'économise le fioul à cause du pognon mais aussit du réchaufement, et des limitations de vitesse, ça fait trois fois que j'adresse au sieur Pichon à Renne 90€ parce que je ne suis plus adapté à la conduite automobile.
Différente la vision depuis les TGV première class quand je réserve en seconde des place non réservée (vous verrez avec le Kontroleur).
Différentes la perception de la vie en commun quand tu fait ou non la queue.
Différent la vision du monde si tu le regarde comme une boule et que t'es une poire ou comme une poire parceque t'es une boule.
Non, Z'on (nos édiles)pas une vision trés claire des conditions de vie dans l'anonymat.
Rédigé par: luluberlu | 23 janvier 2007 at 12:45
le drame est dans l'oubli automatique, dés que çà fait un peu de temps que tu a du pognon, de ce qu'est la vie de quelqu'un qui galère pour règler ses facture.
Tu finis toujours par prendre pour un débile celui qui n'a pas la même capacité que toi à répondre aux stimuli.
Nous ne sommes enfin de compte, que des organismes vivants aveuglés par leur propre déjections.
Il faut voir a travers la merde qu'on devant les yeux, comment?
l'expèrience, elle fini par amener au détachement, c'est à l'heure actuelle la seule solution, comme depuis toujours d'ailleur.
Agir dans l'intéret commun sans attendre de retour.... c'était les dernier mots que j'aurai écris à la postérité.
Rédigé par: luluberlu | 23 janvier 2007 at 13:28