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19 octobre 2006

Les Blogs : armes de guerre ou armes de paix ?

Un blog, c'est l'un des innombrables nœuds d'énergie d'un réseau, une sorte de gare de triage où convergent et d'où divergent des liens avec une infinité d'autres nœuds.

Un blog, c'est également une plate-forme de décollage immédiat. Tel qui cherche une information, une image, peut être propulsé, en un ou deux clics, au siège l'ONU, au fin fond du Chiapas, dans l'intimité d'une jeune japonaise, dans les dernières statistiques du Trésor américain, les pages sport d'un journal chinois ou la page personnelle du président iranien.

Un blog, c'est évidemment, aussi, un lieu d'expression. A se laisser porter ou à se téléporter de l'un à l'autre, on découvre la diversité des centres d'intérêt, des points de vue, des goûts, des dégoûts...

Ah les dégoûts ! Ils sont en bonne place, sur les blogs. En trop bonne place à mon goût. Qu'il est doux de râler contre tout, d’exprimer sa colère, d'expulser sa bile, de cracher son venin, d'assassiner en trois mots. C'est facile et si bon.

Par-dessus le marché, il est effectivement plus porteur de démonter, critiquer, insinuer, moquer, insulter que de chercher à comprendre, analyser, argumenter, proposer... Cela excite l'humeur des lecteurs, suscite le commentaire, attise le débat, développe l'audience, augmente la notoriété.

Hier, je me trouvais à parler avec Thierry Crouzet, qui a récemment écrit un post sur la pratique du dénigrement sur le web. Il me rapporte l'expérience vécue par Kerry, candidat malheureux contre Bush en 2004. La tactique des républicains était de lui balancer dans les pattes, à feu continu, des rumeurs, des fausses affaires, des insultes et toutes sortes de mensonges. L'autre s'est épuisé à répondre, finissant par ne plus avoir d'air pour mener “sa“ campagne, développer et défendre ses idées.

En France, à l'occasion de la prochaine campagne présidentielle, on peut craindre que le même type d'activisme ne se développe et qu'il ne prenne le web et les blogs pour otages et pour vecteurs.

D'ores et déjà, il est possible qu'un parti politique, au moins, aie compris que dénigrer ses adversaires est plus rentable que de tenter de faire passer des idées. Et qu'il se serve habilement des blogs pour jouer ce sale jeu.

Regardez comme les choses se passent déjà. Prenez, au hasard, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Ségolène Royal : on n'argumente pas, on cogne ! L'un est  un nazillon, l'autre est mou comme une chique, la dernière est dénuée de cerveau et de convictions. Succès garanti.

Soyons vigilants. A mépriser, à dévaluer méthodiquement, de préférence en toute malhonnêté intellectuelle, à casser tout ce qui bouge, ses adversaires, bien sûr, ses alliés, si possible, on ne gagne rien, on ne construit rien : on entretient ses propres frustrations, on nourrit la haine, on donne une prime au statu quo.

L’intérêt de tenir un blog me semble décidément ailleurs. C’est l’occasion inédite pour chacune et chacun de devenir émetteur et diffuseur, de prendre la parole, à égalité avec tous, de partager son univers, d’exercer son imaginaire, de susciter des débats constructifs, d’être force de proposition, d'ouvrir des pistes, d’inventer des mondes nouveaux. Chiche ?

En complément de ce qui précède, vous pouvez lire le dernier post de l'excellent Adam Kesher, ici ou .

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Voici les sites qui parlent de Les Blogs : armes de guerre ou armes de paix ?:

Commentaires

"En France, à l'occasion de la prochaine campagne présidentielle, on peut craindre que le même type d'activisme ne se développe et qu'il ne prenne le web et les blogs pour otages et pour vecteurs."

Chut, pas trop fort ! A force de crier au loup, on finit par en voir la queue... (c'est la fameuse idée des anticipations qui deviennent réalité, qui me fascine...)

+ sérieusement on peut d'autant plus craindre le dénigrement que les blogueurs se croient dotés d'un grand pouvoir.

Chiche.
Mais soit conscient que c'est souvent le soutien aveugle qui produit le dénigrement.
Restons sur le terrain des idées, des propositions, des projets et nous éviterons ces dérives.
à bon entendeur... bonne nuit.

Chiche, et d'accord avec vous trois !

> Tu as raison, Adam, sur les deux points :)

> Casabaldi : Le dénigrement n'a pas besoin de “soutien aveugle“ pour exister... C'est une attitude d'esprit tout à fait autonome, stérile, méchante, négative, destructrice de valeur :)

Les procès imbéciles, faits, par exemple, à Ségolène Royal, sur le mode “c'est une idiote, elle n'a pas la queue d'une idée, d'ailleurs elle n'en a que des mauvaises, qu'elle va en plus piquer partout, et surtout à droite...“ ont pour objectif de blesser, de tuer et me trouveront toujours en face, par simple souci d'élégance. Mais ça ne vaut pas soutien.

En l'état et à ce stade, je ne “soutiens“ personne, j'essaie d'abord d'écouter et de comprendre.

Et pour comprendre (cum prendere, prendre avec soi), j'essaie d'éviter l'autisme, la polémique agressive, la mauvaise foi, la malhonnêteté intellectuelle, la condamnation à mort en général et, en particulier, sans audition préalable du condamné.

Restons effectivement sur le terrain des idées, des propositions, des projets, je ne te le fais pas dire... A bon entendeur... bon matin :)

> chiche, donc, jcm ;)

Je voulais juste souligner que ta présentation des "professions de foi" du PS, par exemple, présente les choses de façon assez partiale.
En faisant ça, tu exposes naturellement ton choix (surtout s'il est "non-dit") à la critique.
D'autant que si tes préférences sont plus de l'ordre de "l'affect" que du raisonnement, de l'argumentation, les gens qui ne sont pas d'accord avec ces préférences te répondront sans doute sur le même terrain.

puisque tu n'as pas voulu débattre chez moi, je vais venir ici de te poser directement la question... :)

Pourquoi tu fais cette séparation si manichéenne entre la "vilaine" critique et la gentille proposition"... ? Est-ce si simple !?

La critique est fille de l'analyse, c'est indéniable... pour critiquer sur d'autres fondements que Ségo elle a le nez refait et Sarko il est tout petit, il faut avoir un minimum analysé, observé, compris, argumenté !

Et la critique est mère de la proposition ! Impossible de proposer, avec cohérence, si l'on a pas défini les cadres, les limites du système que l'on veut réformer ! Impossible de dire faisons comme ça, si personne ne sait pourquoi vous voulez changer les choses !

Alors José, pourquoi généraliser et à ton tour dénigrer une majorité de la blogosphère (je n'invente pas relis plutôt : "Ah les dégoûts ! Ils sont en bonne place, sur les blogs. En trop bonne place à mon goût. Qu'il est doux de râler contre tout, d’exprimer sa colère, d'expulser sa bile, de cracher son venin, d'assassiner en trois mots. C'est facile et si bon.") ? Pourquoi ne pas travailler ensemble, les uns à côtés des autres, en toute liberté, en toute complémentarité ??

Hugo > Je crois qu'il y a deux grandes familles de pensée : celle qui cherche des ressemblances entre les choses ou les gens, et celle qui cherche des différences. Moi, à tort ou à raison, je cherche plutôt des ressemblances.

Quand je lis ou j'entends quelqu'un dire des choses qui se rapprochent, même de loin, même maladroitement, de ce que je pense (ou de ce qui a été écrit ici, il y a parfois plus d'un an), je suis plutôt content, j'y suis plutôt favorable et je ne me renie pas pour autant.

Ce que tu as relevé dans ton post des propos de Ségolène Royal, il y a deux jours me semblait plutôt en cohérence avec ce qui était dit ici et dans “Imagine 2012“, projet auquel tu as participé il y a six mois.

Or cela, tu le démontes en t'en moquant. Je te cite : “Ségolène Royal récite la troisième partie du chapitre 2 du programme de Sciences Economiques et Sociales du baccalauréat du même nom, c'est à dire, cette idée que le PIB n'est pas un outil légitime, que certaines activités qui vont à l'encontre de la société et de l'environnement sont génératrices d'une hausse de PIB. Elle parle de "révolution économique", de "raisonnement global", de piliers "économiques, sociaux et environnementaux", elle explique que le réel enrichissement est la hausse du bien être social. Elle tente même de séduire avec l'écologie en disant que l'environnement générera 500 000 à 1 000 000 d'emplois, chiffre fantasque sorti de nulle part.“

A quoi je t'ai répondu : “Ben elle est culottée, celle-là ! Elle remet en cause le PIB, comme Casabaldi, comme on le dit dans Imagine 2012 et ailleurs ? Elle dit la même chose ? Copieuse ! Et elle tente de séduire avec l'écologie ? Ça, c'est pas honnête ! Et elle ajoute que ça peut créer 500.000 à 1 million d'emplois ? Evidemment, elle délire, mais j'ai déjà lu ça aussi quelque part.“

Ce quelque part, c'est notamment là : http://imagine 2012.net (article : “exploiter les gisements d'emplois du futur“ http://www.imagine2012.net/imagine_2012/2005/12/exploiter_les_g.html)

Tu n'as pas jugé bon de me répondre, j'ai donc jugé bon de ne pas poursuivre la discussion.

Dans le même ordre d'idées, je suis ravi que DSK, dans le débat de lundi, ait évoqué une nouvelle forme d'aménagement du territoire par la création de villes nouvelles (voir ci-contre, à droite, dans la type list “best of carnets de nuit“ le post “construire des villes à la campagne“).

De la même manière encore, j'ai été content d'entendre Fabius parler lundi d'hyper-capitalisme et de capitalisme financier (voir ci-contre, dans la type list “best of carnets de nuit“, le post “les mutations du capitalisme financier“).

Tiens, pour aller plus loin, j'ai apprécié l'analyse que fait Bayrou dans l'intro de son dernier livre. Je trouve même des points d'accord avec Sarko, ce qui ne m'empêche pas d'en dire le mal que j'en pense par ailleurs. Et il est bien possible que j'en trouve -des points communs- avec un candidat à la gauche du PS, s'il s'en dégage un.

Alors “pourquoi ne pas travailler ensemble, les uns à côté des autres, en toute liberté, en toute complémentarité ?“

Mais je ne demande que ça, Hugo. En toute bonne foi. Suffit de ranger ses énervements dans sa poche et de s'y mettre... :)

C'est pas pour t'embeter, José, mais ton comportement (conscient ou pas) prouve le contraire. Je ne prendrai en exemple qu'un truc anecdotique, certes, mais assez symptomatique.

Tu crois, (sincèrement je pense), faire preuve d'une grande impartialité, tu cherches d'abord à comprendre plus qu'à soutenir, etc. OK.

Pourquoi dans ce cas, dans ta présentation des "professions de foi", appeler l'un des candidats par son nom de famille ("Fabius") et l'autre par son prénom ("Ségolène") ?
je ne te fais pas de cours de com sur la "proximité affective" que celà créé, de fait.
Tu me répondras sans doute que c'est comme ça que "on" les appelle. Certes. Je dis juste que les choix de "on" ne sont pas anodins.
Certes, c'est de la forme, mais justement. Si tu crées une différence de traitement sur ce terrain là, tu t'exposes à des réponses sur le même terrain.
CQFD.

Figure-toi que j'appelle aussi Dominique Strauss-Kahn DSK. C'est un signe ? Le seul surnom que je connaisse à Fabius, c'est Fafa. Par respect, j'ai évité :) Et Laurent, ce n'est pas assez discriminant. J'aurais du mettre les noms complets. Désolé.

Quant au fond, c'est juste très triste.
Hugo faisait remarquer, comme Robert ou moi, sur ton bog, sujet auquel tu n'as pas répondu, que quelqu'un qui remet en cause la pertinence du PIB quand elle a commencé ses propositions par, je cite, "seule la gauche est capable de relancer la croissance" n'est forcément pas très crédible.
Comme on ne souhaite pas imaginer le pire (cad qu'elle nous prend ouvertement pur des cons, ce qui serait facheux), on se rabat sur l'explication la plus "soft" : elle ne comprend juste pas de quoi elle parle.
C'est moins grave.

Casabaldi, je viens d'expliquer ci-dessus à Hugo que quand on ne répond pas à mes questions, je ne poursuis pas le débat. C'est simple et ça fait gagner du temps.

Cela dit, je me permets, tout doucement, de réinsister sur deux points : pourquoi tapez-vous à bras raccourcis sur Ségolène Royal et pas sur Dominique Strauss-Kahn
qui, si vous avez écouté le débat, est celui des trois qui a le plus parlé de croissance. Et même de manière impressionnante, tant c'était répétitif.

Deuxième point, au-delà de ce mot magique (croissance), dont vous savez ce que je pense, en quoi est-il contestable de dire, comme le fait Lipietz, qu'il va falloir réorienter l'activité et faire croître certains secteurs (services aux personnes, environnement, énergies propres, transports en commun, etc) en en faisant décroître d'autres.

Casabaldi, pour le coup, je ne te visais pas du tout par ce post, mais “elle ne comprend juste pas de quoi elle parle“ est, en revanche, exactement le type de jugement à l'emporte-pièce que j'y vise. CQFD :)

Dur, le discours sur Ségolène Royal, cette femme est en pleines primaires et pas en campagne pour la présidentielle, l'exercice est different. Elle a quand même le mérite d'avoir mis ce genre de sujets sur la table et on ne va pas me faire croire qu'Arnaud Montebourg (son porte-parole) est devenu un fervent defenseur du PIB.

Ce n'est pas un jugement à "l'emporte pièce", c'est une déduction. Si quelqu'un te dit "un truc" dans une phrase puis "le contraire" dans la suivante, tu vas, comme je l'expliquais, te dire, soit cette personne se fout ouvertement de ma gueule (ce que je ne souhaite pas penser), soit elle ne comprend pas de quoi elle parle.
ça me semble assez logique.

Ensuite, "nous" (je mets "nous" entre guillemets puisqu'il ne s'agit jamais que d'individus différents, qui certes se connaissent mais n'agissent pas de façon concertée ou préméditée) nous, donc, ne "tapons pas à bras raccourcis" sur Ségo, nous nous permettons juste de corriger, de notre point de vue, tes arguments en sa faveur.
Alors pourquoi pas sur DSK ?
Parce qu'il est évident (mais nous aurions peut-être du le dire, c'est vrai), qu'en n'évoquant même pas le thème du changement climatique, il s'est disqualifié d'entrée ! ensuite, nous savons tous qu'il développe un concept de "croissance solidaire", aussi peu crédible que sa petite soeur, l'agriculture "raisonnée".
C'est pas faute d'avoir essayé de le prévenir, mais à ce stade et à mes yeux, DSK is dead (comme présidentiable).

Quant à Laurent Fabius, ça fait bien longtemps que "nous" savons quoi en penser et qu'il sait à quoi s'attendre de "notre" part. J'ajoute qu'il est de plus en plus évident qu'il va y aller "quand même", dès que le second candidat UMP sera déclaré.

En l'état, je suis preneur de tout ce qui pourra affaiblir les conservateurs qu'ils soient au FN, à l'UMP, à l'extrême-gauche ou, et je le regrette, au PS.

Preneur aussi et avant tout, de tout ce qui pourra libérer et défendre la terre et l'humanité devant la plus terrible agression qu'elles aient jamais connues.

Bon, ça me va déjà mieux :)

Comme je le disais à Charlie à l'instant (commentaire sur le post Star Ac), je crois qu'il va falloir être pédagogues sur la croissance, avec ceux-là et avec d'autres. En tout cas, avec ceux qui ont ou auront le pouvoir dans les années qui viennent.

Mais pour ça, faut pouvoir se parler. Et pour pouvoir se parler, faute de se faire confiance, faut commencer par se respecter. C'est ça qui me gêne dans les attaques très agressives qu'on retrouve sur beaucoup de blogs, à ce propos ou à d'autres.

Pédagogues sur la croissance --> Oui, en effet. et je poursuis parce que ça me semble être de la plus haute importance.

Nous sommes en train d'essayer (et semble-t-il d'y arriver !) de faire prendre à certains candidats un risque considérable : celui de relever le niveau de cette campagne.
Notamment en osant aborder sincèrement et en profondeur des problèmes complexes, tant dans leur explication que dans leurs solutions, tels que celui de la croissance.

La seule chance (pour ceux qui oseront prendre ce risque alors que tous les états majors visent plutôt traditionnellement les discours démago pour plaire aux "5% qui feront la différence") est de pouvoir compter sur le fait que NOUS (nous tous, sur le net et dans les cafés, dans nos familles, avec nos potes, etc.) allons effectivement remarquer ce courage là et prendre la peine de déclencher et nourrir ce gigantesque bouche-à-oreille, d'explication, de débats, etc. qui est le seul vecteur ayant potentiellement une puissance comparable à celle du "20h de TF1" et de l'approche "démago".

Ceux qui seront assez cinglés pour nous croire auront une chance. Mince, mais réelle.
Cette démarche est crédible, SAUF si nous applaudissons à tout rompre dès que l'un d'entre eux fait une simili déclaration/promesse qui s'approche vaguement mais n'a que l'emballage du truc. Auquel cas, les "vrais" n'auraient rien à gagner à nous croire.
Il est donc fondamental à mes yeux de ne pas "brader" notre soutien.
Nous n'avons que celà.

Je ne brade rien, mais je pense qu'il vaut mieux encourager que rager et être pédagogue que démagogue :)

Encourager, c'est aussi souligner les pistes d'amélioration. Donc souvent, les défauts.
Il y a incompatibilité de fait, dans le discours de Ségo entre "je veux faire de la France un pays exemplaire en Europe et dans le monde dans la lutte contre le réchauffement de la planète" et "seule la gauche est capable de relancer la croissance" (ce que je prends donc comme un objectif ; et tu peux rajouter la fin de la phrase çe ne change strictement rien).

Nous avons été 4 ou 5 à le souligner ici spontanément.

José, plusieurs choses :

Quand je parlais de ton refus de débattre, je visais surtout ta non réponse à un article qui te visait plus ou moins directement, et non ta réponse à celui d'avant !

Autre chose, dois-je vraiment, parce que Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy parlent d'écologie, me réjouir, sachant que le reste de leur discours va contre leurs promesses environnementales ? Je sais que tu n'es pas dupe de ce double langage, mais je ne comprends pas pourquoi tu persistes à applaudir les fausses promesses démagogiques... Applaudir pour applaudir, ça n'est pas ma vision des choses ! Je ne cherche pas à trouver du bon là où il n'y en a pas ou peu ! Désolé !

Enfin, quand je disais "travaillons ensemble" je pensais plutôt à laissons chacun faire comme il l'entend... les uns en critiquant les carcans, les autres en proposant des choses nouvelles, chacun selon ses envies, ses sensibilités, ses possibilités ! Ce que je critiquais par là même c'est ta façon de dire qu'une seule voie est juste, que ta pédagogie est la bonne, celle que je dois et que nous devons adopter... Mais peut-être que je surinterpréte tes jugements ! ;)

Je vois que tu ne réponds toujours pas à ma question, Hugo. C'est pour moi un préalable.

Je ne savais pas que j'étais visé dans un autre post. J'vais garer mes miches. Et fous-toi tes critiques au chaud. Je te félicite pour ton sens du dialogue. Tu m'as l'air bien conseillé, tu es dans une secte ? :))

Si tu le veux bien, on arrête-là... Je trouve tout ça particulièrement peu sympathique et décidément pas productif.

pas productif, le mot est faible.
je trouve ça limite pathétique,eh c'est vrai Hugo t'es dans une secte???Fais gaffe c'est dangereux ces conneries ;)

puisque les critiques sont présentées comme unilatérales... alors arrêtons là, partageons les rôles, à l'un le con sectaire, à l'autre la tolérance éclairée ! Pas l'impression que tu aies un sens plus aigu du dialogue que moi José sur ce coup-là !

allez, sans rancune ! :)

Bon, ces échanges de commentaires amènes n'étaient pas un sketche convenu à l'avance, mais ils illustrent parfaitement l'objet de ce post :)

> José : si tu fais face à une levée de bouclier, notamment de la part de gens qui te sont particulièrement proches, ce n'est peut-être pas complètement par hasard. J'espère que la discussion que nous avons eu en "privé" et les quelques docs que je t'ai envoyé t'auront aidé à comprendre pourquoi.
Je les mets ici aussi pour les autres :
http://www.manicore.com/documentation/serre/croissance.html

Pour redevenir "productif" (hum...), voici le souci (en quelques mots, forcément réducteurs ; si ça pouvait s'expliquer ds un "com", tout le monde auait déjà compris) :
- la croissance implique le réchauffement.
- l'idée, évidente, d'une "bonne croissance" (le fameux "yaka" remplacer les voitures par des bus etc.) est, malheureusement une illusion.
C'est ce dernier point que José (et semble-t-il Ségo) n'ont pas très bien compris et que je me suis permis d'expliquer (au premier ;-) en privé.

Ce problème est colossal. Il implique une remise en question en profondeur de notre système économique. Si c'était traitable par le "yaka", on ne serait évidemment pas aussi "sensibles" sur ce sujet !
Certains candidats, mouvements (Corinne Lepage par ex et entre autres) commencent à prendre conscience de l'ampleur du merdier.
Nous allons avoir besoin de toutes les énergies possibles pour résoudre ce truc ensemble.

Comprenez José, Fred, d'autres, que si un candidat proposait de désendetter l'Etat ET d'augmenter les dépenses publiques, vous poseriez immanquablement la fameuse question "et tu finances comment ?".
Parce que vous maitrisez ce sujet et que vous ne laisseriez pas passer ces "promesses" faciles.
C'est exactement ce qui nous arrive là sur la croissance.
Nous ne prétendons pas avoir la science infuse, mais il nous semble indispensable de relever des incohérences aussi terribles.
Et je pense et j'espère, José, que tu seras d'accord quand tu auras fini de lire et d'intégrer ces docs.

Enfin, tes accusations de "secte", même si c'est pour rigoler, n'élèvent pas beaucoup le débat et me semble relever elles aussi de ce que tu prétendais dénoncer dans ce post. Je n'y répondrai donc pas et te fais part de mes regrets.

Revenons donc stp, à l'essentiel, la croissance. Ce point est fondamental. Crucial. Vital.

On constate une nette croissance... de la température sur cette page !

J'étais d'accord sur le "Chiche" et la dernière phrase de José qui le précède, et le reste.

Il y a beaucoup de boulot à faire sur cette question de croissance / décroissance, du boulot à différents niveaux de réflexion, des aspects philosophiques aux critères financiers et sociaux...

J'ai tenté quelques approches sur Intelliblug (voir lien de signature ci-dessous) qui ne sont évidemment pas suffisantes, loin de là.

Il est très urgent, au vu des échéances électorales, de faire ce boulot et de lui donner du retentissement, ne trouvez-vous pas ?

Notamment évaluer cette question d'une "décroissance sélective" / "croissance sélective" qui verrait certains secteurs perdre du terrain au profits d'autres, qui s'y substitueraient en répondant aux mêmes nécessités, en fournissant des utilités comparables mais sans le poids (sur l'environnement, social etc...) que font peser ces secteurs sur nos avenirs.

Il me semble que dans cette optique il y a des propositions intéressantes à faire, que je nai pas toutes inventoriées, qui paraissent très loin des préoccupations de nos différents candidats : ne faudrait-il pas se montrer plus exhaustifs, clairvoyants et persuasifs sur ce plan ?

C'étaient juste 2 questions...:)

@ Casabaldi > "la croissance implique le réchauffement"

A examiner de près !

J'ai fort l'impression que cette phrase est d'ordre général et ne reflète pas toutes les réalités, toutes les possibilités, toutes les nécessités.

Par exemple il serait important que nous convertissions le chauffage de nos maisons vers des solutions beaucoup plus indépendantes des énergies fossiles, ce qui signifie pour un temps (quelques dizaines d'années) une croissance très forte du secteur isolation / énergie solaire.

Même topo pour les transports en commun vs transports individuels etc...

Et là il ne faut pas raisonner dans un absolu qui n'existerait que dans nos imaginations mais raisonner en tenant compte des contraintes actuelles et futures, en imaginant des reconversions techniquement, financièrement, socialement... envisageables.

Ce qui, de mon point de vue, implique l'organisation d'une croissance très forte orientée dans des directions bien définies, au détriment de secteurs qui présentent des dangers avérés.

Et il serait tout à fait imaginable que la résultante des deux se manifeste par une croissance remarquable de ce très honni PIB !!!

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