Prise de conscience...
Lecture du JDD (édité par Hachette, Groupe Lagardère). En Une, deux papiers intéressants, apparemment sans lien l'un avec l'autre :
• un éditorial regrettant que la joute parlementaire sur la fusion GDF/Suez ne donne pas lieu à un débat de fond sur la politique énergétique ;
• une accroche spectaculaire (deux images des neiges du Kilimandjaro sans neige, comme publié ici le 7 juillet), soulignée par un titre : “Ils veulent tous sauver la Terre“, annonçant en pages intérieures des interviews d'Al Gore, Dominique Voynet et Yann Artus-Bertrand : “Droite, gauche, extrême droite, extrême gauche : l’écologie et la lutte contre les menaces qui pèsent sur la planète entrent en force dans les programmes électoraux. En France comme à l’étranger.“
Ça y est ! Le phénomène prend de l'ampleur depuis quelques mois : les thématiques de l'énergie et des changements climatiques font la Une. Y compris dans la presse populaire. On entendra de moins en moins des Gollnisch dire (sur LCI, il y a trois jours) que toutes ces histoires de réchauffement, c'est du pipo, que ce n'est pas bien grave et, qu'en attendant, on a un beau 4x4. C'est un premier pas.
Beaucoup reste à faire :
• les deux thèmes ne sont pas reliés entre eux ; or les questions de l'énergie, des matières premières (eau, pétrole, etc), de leur contrôle et celle du réchauffement climatique sont indissociablement liées ;
• leur évocation ne va pas jusqu'à la mise ou la remise en cause du système de pensée économique ou du modèle de société qui sous-tend l'utilisation effrénée des matières premières et son effet constaté sur le climat.
Mais on avance... :)




Oui, José, beaucoup reste à faire...
Il faudrait faire avaler à tous nos candidats et "décideurs", chaque matin, une décoction de cette émission : Energie 2 - Maîtrise de l’énergie (France Culture, dernière émission de Ruth Stegassy "Terre à Terre").
Emission dans laquelle l'intervenant, Olivier Sidler, nous livre un exposé d'une grande clarté sur les risques qui nous menacent et sur des mesures importantes, d'une "redoutable" efficacité (sur nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi à d'autres points de vue, le chômage notamment) et très faciles à mettre en oeuvre.
A l'exemple des règles de constrution en matière thermique en région lyonnaise : efficaces, fort bien acceptées et appliquées.
Attirons l'attention de tous sur le fait que depuis 750 000 ans (relevés thermiques permettant de connaître les températures terrestre) il a été constaté des variations "rapides" de température, dont les plus brèves ont demandé quelques siècles, de 5°C.
Toutes ces variations "rapides" ont été dans le sens d'un refroidissement, les réchauffements compensateurs s'étant produits au cours de variations "lentes" portant sur des millénaires.
Or quels furent les résultats de ces variations "rapides" de 5°C d'abaissement des températures moyennes ?
Des glaciations qui couvraient l'Europe de 3000 mètres de glace avec un niveau des oéans inférier de 120 mètres à l'actuel.
Or nous nous dirigeons d'un pas chaque jour plus affirmé vers un réchauffement de 2 à 5 ou 6°C pour la fin de ce siècle, donc sur une période d'UN SEUL siècle une élévation de température que la Terre n'a jamais connue sur un délai aussi bref.
Soyons bien conscients que nos petites chiquenaudes quotidiennes sur le thermostat pourraient avoir un effet un peu plus important que de ruiner les marchands de pulls...
Une élévation de température aussi brutale, qui bouleversera le cours des choses, se nomme une "catastrophe"...
Rédigé par: jcm | 10 septembre 2006 at 13:51
Et faire comprendre que l'économie du développement durable, c'est passer à une économie correspondant à la réalité du présent, qui se caractérise par une pénuerie des ressources et une grande main d'oeuvre inemployée.
Par nature, le développemnt durable est créatuer d'emplois. L'éolien occupe en allemagne plus de 40 000 personnes alors que leur potentiel est moindre. Nous avons le 2nd potentiel d'Europe, nous maîtrisons les bases de la technologie (en grande partie empruntée à l'aéronautique), nous aurions besoin d'industries lourdes nouvelles ppour redonner des gisements d'emplois.... L'éoline combine tout cela pourtant nous ne nous y positionnons pas.
Et ce n'est qu'un exemple. Pourquoi nous enfonçons-nous dans ce retard ? Sur ces sujets, nos voisins nous regardent comme une vieille mamie.
Rédigé par: isabelle | 10 septembre 2006 at 21:38
personnellement moi je ne me lasse pas de Le Pen parlant écologie :
http://metallah.webdynamit.net/blog/?2006/07/17/234-le-pen-et-l-astronomie-du-rechauffement
ah le réchauffement climatique , merci Nicolas Voisin pour cette interview...
Rédigé par: metallah | 15 septembre 2006 at 20:31