Le chiffre du chômage ? Oui, mais le chiffre du travail ?
Pourquoi la presse met-elle systématiquement en avant, chaque mois, le nombre des demandeurs d'emploi, sans sa contrepartie, le nombre des emplois pourvus ? Avec la publication mensuelle simultanée des deux chiffres, on aurait une meilleure photo de l'activité économique...
On saurait, par exemple, que la baisse du chômage constatée depuis des mois correspond, ou pas, à une hausse du nombre des emplois, à une baisse tendantielle du nombre des travailleurs ou à une hausse du nombre des gens marginalisés (sans travail et sans protection)...
En fait, ces chiffres, on les connait. Au moins partiellement. Ils sont publiés mensuellement par le Ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement.
Ainsi, les effectifs salariés dans les secteurs concurrentiels (hors agriculture, administration, éducation, santé et action sociale) progressent de 0,3 % sur le deuxième trimestre 2006 et de 0,7 % sur un an, passant de 15.457.900 au 2e trimestre 2005 à 15.563.600 (chiffres provisoires) au 2e trimestre 2006. Soit une création de 105.700 emplois sur un an dans les secteurs concurrentiels.
Qu'en est-il des autres secteurs qui représentent environ 7 millions de salariés, sur un total 22 millions ? Les chiffres ne sont pas publiés mensuellement, mais on peut imaginer qu'ils sont moins favorables. Pourquoi ne les connait-on pas ?
PS- Tiens, par exemple, le bon Thierry Breton annonce 250.000 emplois créés en 2006. Il se vante, le garçon ou il sollicite la réalité : 250.000 emplois créés, c'est possible, mais ça ne dit pas combien d'emplois détruits.
Pour le moment, comme les chiffres plus haut l'indiquent, sur un an, le solde est positif de 105.000 emplois sur les secteurs concurrentiels, et sans doute moins, si l'on compte la totalité des emplois. Pourquoi raconter des craques ?




sans doute que la presse donne cette information parce que le ministère la lui communique ainsi... C'est devenu une routine, comme la météo ou les programmes télé... Ah ben tiens, v'là la dernière fournée des chiffres du chômage... Et comme de nos jours, toute expression est aussisec retraduite à la sauce douce aux oreilles, parler de chômage, c'est parler de l'emploi. Et pis ça maintient la pression sur tout le monde, non ?
Rédigé par:didier | le 31 août 2006 à 08:02
Pourquoi raconter des craques ? Parce que les pigeons gobent tout ce qu'on leur sert au 20H.
Pourquoi s'arrêter alors que ça marche ?
Rédigé par:pipo | le 01 septembre 2006 à 22:32