Lectures de piscine
Lecture de deux bouquins en cette fin de semaine.
L'un est léger : Tsunami sur l'Élysée, de Dominique Ambiel (ancien chargé de communication de Raffarin) et Antoine Rault. Ecrit avec une charrue, mais très bien informé sur le petit monde politique, il décrit, sous un jour apocalyptique, la Présidentielle de 2007, en la concluant par un deuxième tour Marine Le Pen-Besancenot, dont le facteur sort vainqueur. Cauchemardesque, mais pas abracadabrantesque. Comme le précise le sous-titre, “Pourvu que ce soit une fiction !“
L'autre est un petit ouvrage à lire d'urgence. Il est remarquablement écrit : L'humanité disparaîtra, bon débarras !, de Yves Paccalet (Arthaud), est un pamphlet trempé dans l'encre d'une méchanceté réjouissante. Ce philosophe et écologiste, engagé et enragé, aime trop les mots pour détester tout à fait l'humanité. Mais qu'est-ce qu'il lui met ! Un exemple :
“Nous produisons des enfants. Beaucoup trop d'enfants [lui-même en a quatre].
“Nous remplissons la planète de notre engeance. Nous tartinons le globe d'une couche de bambins, marmots, gosses, gamins ou mouflets, désormais si nombreux qu'une armée d'ogres n'en viendrait pas à bout. Dans sa Modeste proposition..., Jonathan Swift suggérait qu'on mangeât les nouveaux-nés pour résoudre le problème de la faim en Irlande. Toute la Terre est devenue l'Irlande, et il n'y a plus d'Amérique où émigrer. Nous devrons dévorer nos bébés. En pâté ou à la broche. A l'étouffée ou en grillades. En pôt-au-feu ou en ragoût.
“Car les enfants grandissent, hélas ! Ces petites choses délicates se métamorphosent en adolescents boutonneux, en dadais niaiseux, en bécasses qui rêvent de passer à la télé, en coquelets des beaux quartiers ou en délinquants cagoulés des cités. A la fin, ce sous-ensemble diffus atteint l'âge adulte, et se retrouve aussi méchant, menteur, voleur, égoïste, aigri, vindicatif et raciste que les générations précédentes.
“On appelle ça l'"éducation"...“




Je viens de relire un livre qui me rend jaloux envers ceux et celles qui ne l'ont pas encore lu. C'est un livre de Richard Hugo, fondateur de l'école de Missoula, il a pour titre "La mort et la belle vie". On peut le trouver en 10 18.
Rédigé par:Bob Boisadan | le 29 juillet 2006 à 01:17