Un patron vaut-il 170 salariés ?
Une étude de la Réserve Fédérale américaine, rendue publique il y a un mois, révèle que les rémunérations des dirigeants des entreprises américaines représentaient, en moyenne, en 2005, plus de 170 fois celles d'un salarié moyen. En 1970, le multiple était de 40.
On n'ose imaginer le multiple entre la rémunération la plus basse et la plus haute... En France, on suit le même chemin depuis une dizaine d'années (voir les exemples récents de l'ancien président de Vinci ou de Carrefour).
Aux Etats-Unis, ce ne sont pas tant les salariés que les actionnaires qui commencent à trouver la coupe un peu pleine. Du coup, la SEC, l'autorité des marchés financiers, étudie de nouvelles règlementations destinées à contraindre les entreprises cotées à la transparence sur les rémunérations réelles des dirigeants (salaires + stocks + avantages + parachutes).
En France, on attend toujours que les reponsables se manifestent sur la question. Rappelons que nous souhaitons ici une échelle des rémunérations ramenée à 100, ce qui, en moyenne, doit être, en un peu plus dur, proche du multiple de 40 qui se pratiquait aux Etats-Unis, en 1970.




faudrait pas oublier qu'il y a aussi des petits patrons de PME qui ne sont pas a ce niveau là....merci... mais je ne déespère pas..un jour...!!!
Rédigé par:val | le 20 juin 2006 à 21:49
Exact, Val, mais je crains que l'exemple donné par quelques grands patrons ne soit “contaminant“ pour d'autres.
Je commence à voir se multiplier les patrons de PME ou de très petites entreprises qui restent “peu gourmands“ en termes de salaires, mais qui roulent, au frais de leur boîtes, dans des bagnoles au coût délirant et se sucrent, en avantages de toutes sortes... Tout en maintenant une pression forte sur les salaires de leurs employés et en n'investissant que très peu.
Quand les plus “visibles“ échappent à tout contrôle, pourquoi les autres s'obligeraient-ils à la vertu ?
Rédigé par:José | le 20 juin 2006 à 23:02